croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Complémentaire : vers un contrat « personnes âgées » ?

Dans le prolongement de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, qui se tient aujourd'hui, la ministre de la Santé et le ministre du Budget présenteront le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2016. Selon Le Figaro-économie (page 19), ce texte comprendrait deux mesures visant à étendre la généralisation de la complémentaire santé aux retraités, comme s'y était engagé le président de la République en juin dernier lors du congrès de la Mutualité Française à Nantes, rappelle le quotidien.

Selon ce journal, les Français âgés de plus de 65 ans pourraient souscrire un contrat individuel de complémentaire santé labellisé "personnes âgées", lequel bénéficierait d'une taxe de solidarité additionnelle (TSA) réduite. Tous les acteurs de la complémentaire santé pourront proposer une telle offre, "à condition de remplir certaines conditions, qui seront précisées ultérieurement par décrets et circulaires", avance Le Figaro-économie. Ce type de contrat ne serait pas réservé aux seuls retraités, mais s'adresserait également aux salariés âgés, poursuit le quotidien.

Seconde mesure envisagée par le gouvernement : l'extension du dispositif de la loi Evin, qui permet aux salariés couverts par un contrat collectif en entreprise de ne pas voir augmenter leurs cotisations de plus de 150% lorsqu'ils partent en retraite. Le tarif du retraité serait plafonné à 100% de celui du salarié actif. D'autre part, l'ancien employé pourrait profiter plus longtemps des mêmes garanties que celles dont il bénéficiait lorsqu'il était en activité, cette période étant actuellement limitée à un an.

Par ailleurs, un rapport remis hier à la ministre de la Santé, par Dominique Libault, directeur général de l'Ecole nationale supérieure de la Sécurité sociale (EN3S), recommande la mise en place d'un "chèque santé". Objectif : permettre aux salariés, dont les revenus sont trop modestes pour souscrire un contrat collectif, d'accéder à une complémentaire santé.

 

A lire aussi dans la presse

Trop d'étudiants renoncent aux soins

Au cours des six derniers mois, 15,6% des étudiants ont renoncé à des soins "pour des raisons financières" (contre 17,4% en 2013), selon une enquête publiée par le réseau EmeVia, citée dans Les Echos. Lorsqu'ils tombent malades, 54,1% ont "plutôt tendance à attendre que les choses se passent" (contre 53,4% en 2013). Même si les femmes (20%) sont plus nombreuses que les hommes (près de 11%) à renoncer aux soins, elles consultent globalement plus un médecin traitant et demandent davantage conseil à un pharmacien que leurs homologues masculins. En 2015, 45% des étudiantes ont eu accès à une consultation gynécologique, contre 48% en 2013. "Trop d'étudiants renoncent à se faire soigner pour des raisons financières", déplore, dans Les Echos, le Dr Philippe Aoussou, directeur du nouveau centre de santé des Saints-Pères, installé à l'université Paris-Descartes. Cet établissement dispensera des soins en médecine générale et dans d'autres spécialités (soins bucco-dentaires, gynécologie, psychiatrie). "Se soigner lorsqu'on est étudiant à Paris n'est pas facile, surtout pour les étudiants étrangers et les non-Parisiens : la démographie médicale baisse et les médecins ne sont pas tous conventionnés", explique le Dr Philippe Aoussou.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)