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Complémentaire seniors : la Mutualité explique son refus

 C'est à l'unanimité que le bureau de la Mutualité Française a demandé au gouvernement de renoncer aux projets de décret visant à étendre le bénéfice d'une complémentaire santé aux plus de 65 ans. "Je partage l'analyse et l'objectif des pouvoirs publics. On ne peut pas aujourd'hui accéder à la santé sans complémentaire, dont il faut encourager la généralisation. Mais les voies empruntées pour arriver à cette généralisation ne sont pas les bonnes", explique le président de la Mutualité Française, Thierry Beaudet, dans Les Echos.

Destinés à être inclus dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2016, deux projets de décrets ont été esquissés par l'exécutif et soumis à la consultation des organismes assureurs, rappellent Les Echos. Ceux-ci bénéficieront d'un allégement fiscal de 1% s'ils proposent "des garanties au moins équivalentes à des niveaux déterminés pour un prix inférieur ou égal à des seuils définis", précise le quotidien économique.

A ce stade, ajoutent Les Echos, les contrats proposés sont de 55 euros, 66 euros et 82 euros, voire un peu plus pour les plus de 90 ans. Ils prévoient des garanties plafonnées pour l'optique ou le dentaire, mais certains services ne sont pas couverts, comme par exemple l'aide aux aidants.

Cette question de l'âge constitue l'un des principaux "point d'accroche", poursuit le journal, car "les futurs contrats seniors ne s'adressent plus uniquement aux retraités, mais à toute personne âgée de 65 ans ou plus, salariés compris". Pour Thierry Beaudet, ce choix "n'est pas viable économiquement" et risque de "mettre en péril l'équilibre économique des acteurs mutualistes". En effet, associer les personnes de grand âge et les seniors sous un même contrat "ne peut pas permettre de garantir durablement des tarifs accessibles" pour ces derniers.

Le président de la Mutualité Française propose une autre approche, celle préconisée en mai dernier par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas). A savoir : réaliser un bilan de la généralisation de la complémentaire santé en entreprise "avant toute nouvelle évolution d'ampleur".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)