Complémentaire santé : privilégier les réseaux de soins

"Optimisez votre complémentaire santé", conseille à ses lecteurs le supplément Patrimoine des Echos. De plus en plus d'organismes complémentaires d'assurance maladie (Ocam) proposent non plus un seul et même montant de remboursement pour les soins ou les équipements très mal remboursés par la Sécu, mais deux niveaux. Objectif : faire bénéficier leurs adhérents d'une meilleure prise en charge lorsqu'ils font le choix de consulter les professionnels de santé appartenant à leurs réseaux de soins.

Les différences de remboursements sont importantes : + 20% en moyenne selon les formules Modulango chez Axa, mais jusqu'à quatre fois plus à la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN) ! Avec la formule Equilibre, par exemple, une même couronne sera remboursée 86 euros hors réseau, mais 397, 95 euros si elle est réalisée par un praticien conventionné. Résultat : pour profiter de tarifs "négociés" et n'avoir qu'un reste à charge faible ou nul, mieux vaut aller se faire soigner chez des praticiens référencés, recommande le site lesechos.fr.

Autre possibilité pour réduire le coût de la complémentaire santé : une réduction des tarifs en contrepartie d'un reste à charge forfaitaire sur certains postes. Chez Harmonie mutuelle, la solution "budget malin" comprend une retenue de 20% sur la prise en charge des médicaments à service médical rendu modéré (ceux à SMR faible ne sont pas pris en charge). Avantage : elle permet de réduire la cotisation annuelle de 10 à 20%. Pour Yannick Maréchal, directeur Marketing d'Harmonie mutuelle, il s'agit "d'une vraie solution d'optimisation budgétaire, puisque partagée par un tiers des nouveaux souscripteurs".

Enfin, conseille le site des Echos, "pour être remboursé au mieux des dépassements d'honoraires, mieux vaut respecter le parcours de soins coordonnés et se diriger vers un spécialiste de secteur 2 ayant souscrit au contrat d'accès aux soins (Cas)".

Deux raisons à cela. Premièrement, la base du remboursement de la Sécu (BRSS) est plus élevée : 28 euros au lieu de 23 euros. Deuxièmement, les complémentaires santé aux contrats responsables ont l'obligation de limiter leur prise en charge à 125 % de la BRSS pour 2016 (100% en 2017) pour les consultations des médecins en secteur 2 n'adhérant pas au Cas, tout en la minorant d'au moins 20% par rapport à la prise en charge des consultations de médecins adhérents au Cas. "A l'arrivée, le reste à charge n'est pas du toute le même", souligne lesechos.fr.

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