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Cese : Pascale Vion s’engage contre les violences faites aux femmes

Pascale Vion, secrétaire générale d'Adréa mutuelle, vice-présidente de la Mutualité Française et membre du groupe de la Mutualité au Cese.

Membre du groupe de la Mutualité au Conseil économique, social et environnemental (Cese), Pascale Vion, secrétaire générale d'Adréa mutuelle et vice-présidente de la Mutualité Française, souhaite renforcer la sensibilisation, l'information et la formation pour briser l'engrenage des violences contre les femmes.

Vous avez été rapporteure en 2014 de l'étude "Combattre toutes les violences faites aux femmes, des plus visibles aux plus insidieuses". Quelles suites ont été données, ou vont être apportées, à cette étude ?

Pascale Vion – Le premier objectif de l'étude était de faire prendre conscience de l'ampleur du phénomène (200.000 victimes par an). Elle propose des pistes pour prévenir les comportements et violences sexistes dès le plus jeune âge, renforcer l'information des interlocuteurs des femmes victimes, protéger les enfants, mieux répondre aux besoins des victimes et sanctionner les agresseurs.

Répondant à nos recommandations, le gouvernement a annoncé des mesures visant à la formation accrue des personnels de santé d'une part, et des enseignants d'autre part.

Pour ma part, j'ai participé à de nombreux colloques organisés par des professionnels de santé, des associations, des institutionnels et été reçue dans les cabinets ministériels dont celui de la Garde des Sceaux, de la secrétaire d'Etat aux Droits des femmes, des ministres des Outre-mer et de l'Education nationale.

En outre, j'ai, à plusieurs reprises, invité les mutuelles à s'engager en matière d'information, de prévention auprès de leurs salariés et de formation auprès des professionnels de santé des établissements mutualistes.

Vous êtes membre de nombreuses commissions (sur l'état de la France, sur la santé publique ou encore l'environnement…) : quel bilan faites-vous des travaux qui ont été menés ?

Pascale Vion – J'ai siégé au sein de la section de l'environnement et de la délégation au Droits des femmes et à l'égalité et dans certaines commissions temporaires, notamment sur la dépendance des personnes âgées ou sur le projet de loi ESS.

Notre rôle, en tant que représentants de la Mutualité, est de faire connaître le modèle mutualiste mais aussi d'intégrer la dimension santé dans nos débats. C'est ce à quoi je me suis attachée au cours de la mandature, et plus particulièrement lors de la saisine gouvernementale sur le projet de loi ESS, sur la dépendance des personnes âgées, ou sur les inégalités environnementales et sociales…

Quels sont les dossiers que vous souhaitez porter au cours de la prochaine mandature ?

Pascale Vion – Je souhaite naturellement être reconduite dans les groupes de travail où je suis déjà engagée. L'étude que j'ai pu mener sur les violences faites aux femmes me conduit à penser qu'il faut aller plus loin dans la sensibilisation, l'information et la formation pour briser l'engrenage des violences.

Ce travail pourrait prendre la forme de deux saisines gouvernementales : l'une afin de prolonger l'étude sur les violences outre-mer et la seconde sur les violences faites aux enfants.

Retrouver la biographie de Pascale Vion

Jean-Michel Molins

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)