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Cese : 15 propositions pour « vieillir dans la dignité »

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a adopté le 24 avril 2018 un avis intitulé "Vieillir dans la dignité". Il formule 15 préconisations pour améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes.

Les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) manquent de moyens humains et financiers pour accueillir, dans des conditions optimales, leurs résidents de plus en plus âgés et en perte croissante d'autonomie.

Face à ces difficultés dénoncées dans plusieurs pétitions, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) s'est autosaisi de cette problématique. Dans un avis intitulé "Vieillir dans la dignité", adopté le 24 avril 2018, le Cese formule 15 préconisations autour de trois axes d'action.

Revaloriser le forfait soin

L'un de ces axes prioritaires vise à "adapter l'offre d'hébergement et de services aux besoins et aux attentes". Le Cese souhaite notamment "donner aux Ehpad les moyens de leurs missions actuelles et futures". Pour cela, il réclame "de revaloriser immédiatement le tarif soin" et de compléter les critères servant à fixer les dotations aux établissements. Cela permettrait, par exemple, de prendre en compte les difficultés sociales de certains résidents, qui peuvent avoir un impact direct sur leur santé.

Par ailleurs, le Cese souhaite "assurer aux Ehpad des financements supplémentaires pluriannuels pour encourager les actions innovantes en matière de prévention, d'activités sociales ou culturelles, d'ouverture vers l'extérieur".

En amont, le premier axe de travail entend justement "prévenir, anticiper et financer la perte d'autonomie". Parmi les propositions énoncées, le Cese recommande de conforter les conférences des financeurs. Issues de la loi de décembre 2015 sur l’adaptation de la société au vieillissement (ASV), les conférences des financeurs ont pour but de coordonner dans chaque département les financements de la prévention de la perte d’autonomie dès 60 ans, à partir d'une stratégie commune. Autre préconisation : ouvrir "sans tarder" un débat public sur les sources de financement de la prise en charge collective.

Logique d'accompagnement global

Le troisième axe d'action a pour objectif de "travailler ensemble autrement pour répondre aux exigences d'un accompagnement des personnes âgées". Une des revendications consiste à "rendre immédiatement opposable pour l'ensemble des Ehpad, quel que soit leur statut, une norme minimale d'encadrement au chevet" pour des postes d'aides-soignants ou infirmiers.

Cette norme, qui correspondrait à 60 équivalents temps plein pour 100 résidents, avait déjà été demandée par le rapport de la mission d'information sur les Ehpad. Le Cese suggère également de garantir la présence d'un infirmier de nuit et d'un médecin prescripteur au sein de l'établissement.

Le Cese ne s'arrête pas à ces pistes d'amélioration en besoins humains, qui s'avèrent nécessaires mais ne suffisent pas à régler tous les problèmes liés à la prise en charge des personnes âgées dépendantes. Il propose de "mieux insérer les établissements dans les territoires" en créant un parcours coordonné au niveau des bassins de vie. Dans le cadre d'une logique d'accompagnement global promue par la loi ASV, le Cese appelle à étendre les contractualisations avec d'autres partenaires, comme les hôpitaux, les centres de santé ou encore les maisons de santé, afin d'éviter les ruptures dans le parcours de soins.

En savoir plus

Consulter l'intégralité de l'avis du Cese "Vieillir dans la dignité"

A regarder La séance plénière du Cese le 24 avril 2018

Paula Ferreira

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)