croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Cancers féminins : bientôt une consultation à 25 ans

Une consultation spécifique consacrée au dépistage et à la prévention des cancers du sein et du col de l’utérus va être proposée aux femmes âgées de 25 ans. Elle sera prise en charge à 100% par la Sécurité sociale.

Les médecins généralistes réunis à Paris en congrès annuel sous l'égide du Collège de la médecine générale (CMG) ont eu la primeur, le 5 avril 2018, de l'annonce de cette consultation de prévention destinée aux jeunes femmes à l'âge de 25 ans, indique Le Figaro.

Cette consultation servira à mieux faire connaître les facteurs de risque et à apprendre à les éviter. "Rien n'est construit actuellement, tout est en réflexion", a cependant précisé Nathalie Catajar, du département Dépistage de l'Institut national du cancer (Inca) au sujet de cette disposition qui figure dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018.

Pour Le Figaro, les pistes évoquées le 5 avril dessinent malgré tout "les contours de la future consultation dédiée". Il s'agit de sensibiliser le plus tôt possible les jeunes femmes aux différents facteurs de risque et à l'importance du dépistage. L'objectif est notamment de repérer celles qui peuvent présenter des facteurs de risque aggravés, souvent familiaux.

Autres facteurs importants : l'alcool et le tabac, qui comptent pour plus de la moitié des 140.000 cancers évitables en 2015, d'après une étude en cours au Centre international de recherche sur le cancer de Lyon (CIRC). La publication de ces travaux est prévue en juin 2018, mais les généralistes en ont découvert les grandes lignes lors de leur congrès. Ainsi un seul verre d'alcool par jour augmente le risque de développer un cancer du sein, prévient Antoine Deutsch, du département Prévention de l'Inca, cité dans Le Figaro.

Quant au tabac, l'étude précise que sur 15.000 des cas de cancer annuels attribués à cet agent chez les femmes, 7.200 concernent le poumon, 2.400 le sein et 1.300 la bouche et le pharynx.

Les médecins n'ont pas accueilli d'un très bon œil le document de l'Inca consacré au dépistage du cancer du sein, jugé austère et stigmatisant pour les malades, rapporte Le Figaro. Ils attendent aujourd'hui des outils mieux adaptés et actualisés rapidement pour accompagner leurs consultations. L'enjeu pour les médecins traitants "sera de trouver un équilibre entre un contact purement informatif et engager la patiente dans des changements de comportement", reconnaît Nathalie Catajar.

A lire aussi dans la presse

JOHN SUTTON

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)