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Cancer : première estimation des détections

Grâce à un document statistique sur les diagnostics des cancers du sein et colorectaux, l'Institut national du cancer (INCa) et l'agence Santé publique France espèrent renforcer le dépistage de ces pathologies.

C'est la première estimation nationale jamais publiée sur les stades de détection des cancers. L'Institut national du cancer (INCa) et l'agence Santé publique France, qui viennent de la rendre publique, espèrent qu'elle permettra d'adapter les politiques publiques de prévention et de lutte contre ces pathologies, rapporte Le Figaro.

Selon ces données établies entre 2009 et 2012, six cancers du sein sur dix sont détectés à un stade précoce, indique le document. Trois cancers sur dix le sont à un stade intermédiaire, tandis qu'un seul est détecté à un stade avancé. Il n'en reste pas moins que le cancer du sein est le plus meurtrier chez les femmes. En 2017, il a été la cause de 12.000 décès.

Pour ce qui concerne les cancers colorectaux, le diagnostic à un stade précoce s'élève à 45%. La détection à un stade intermédiaire représente 22% et enfin celle des cancers à un stade avancés atteint 33%. Toujours en 2017, le cancer colorectal a tué plus de 18.000 personnes.

Pour les deux types de pathologies, le diagnostic au stade précoce s'effectue entre 50 et 74 ans. D'ailleurs, observe le quotidien, ce sont les seuls cancers en France "pour lesquels un dépistage systématique est organisé, à ces âges, tous les deux ans". Prochainement, croit savoir Le Figaro, le dépistage du cancer du col de l'utérus devrait être également systématisé.

Compte tenu de ces observations, le dispositif de dépistage du cancer colorectal mériterait d'être renforcé. En effet, malgré sa pertinence, seuls 30% de la population acceptent d'y participer. Un paradoxe car plus le diagnostic est précoce, plus efficace en sera le traitement.

Cet avis n'est toutefois pas unanimement partagé. Le Dr Philippe Autier, médecin épidémiologiste à l'Institut international de recherche et de prévention (Ipri, Lyon), estime que la détection précoce "n'est pas forcément une bonne chose, du fait du risque de surdiagnostic élevé." Selon lui, "certains petits cancers précoces n'évolueront jamais en cancers dangereux".

D'autres professionnels de santé, à l'image de la Dre Charlotte Ngô, praticienne hospitalo-universitaire en chirurgie gynécologique à l'hôpital Georges-Pompidou (Paris), considérent que "l'évolution de cette maladie est difficile à prévoir".

Il n'empêche que certains comportements sont facteurs de risque, rappelle Le Figaro. Y mettre un terme constitue donc un premier pas préventif. Ainsi, l'alcool et le surpoids favorisent-ils le développement du cancer du sein. Par ailleurs, l'influence du tabac pour ce type de cancer n'est pas encore totalement démontrée.

Pour ce qui est du cancer colorectal, alcool et obésité sont reconnus comme des facteurs de risques importants. Une diète et une activité physique soutenue permettent, en revanche, de s'en protéger.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)