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Cancer : les Français réclament un égal accès aux traitements

Les Français se sentent concernés et bien informés sur le cancer. Pour améliorer la prise en charge, ils prônent la garantie d’une équité d’accès aux soins. C’est ce qui ressort d’un sondage présenté le 16 octobre par La Ligue nationale contre le cancer.

Garantir aux patients atteints d’un cancer "une équité d’accès aux traitements". C’est "une priorité" en matière d’"amélioration" dans la prise en charge de cette maladie, considèrent 98% des Français. Pour 71% d’entre eux, c’est "indispensable" et pour 27%, "important". Ces résultats sont issus d’un sondage présenté le 16 octobre par La Ligue nationale contre le cancer. Réalisé fin septembre par l’Ifop, il met en exergue les perceptions et attentes de la population.

Les personnes interrogées jugent également "indispensable" d’"améliorer la prise en charge psychologique des patients" (57%) et, pour la moitié d’entre elles, diminuer les effets secondaires des traitements. Nos concitoyens revendiquent aussi de pouvoir accéder à une assurance ou un emprunt. En effet, 95% estiment qu’il est "plutôt difficile" d’acheter un bien immobilier en cas de maladie.

De la même façon, les difficultés liées au milieu professionnel sont évoquées. Il apparaît "plutôt difficile" de travailler ou, tout simplement, de conserver son travail lorsque l’on est malade, indiquent respectivement 93% et 80% des personnes interrogées. Près de la moitié sont "plutôt d’accord" pour dire que le cancer est "un facteur de précarité économique". Faire des projets d’avenir, mener une vie de famille ou parler avec son entourage sont également perçues comme sources de difficulté.

Vision pessimiste pour l’avenir

D’une manière générale, les Français se sentent très concernés par le cancer car 69% ont été directement impliqués ou connaissent quelqu’un qui l’a été. Au total, 73% se déclarent bien informés. C’est auprès des médecins généralistes (49%) et des spécialistes (39%) que les personnes estiment pouvoir trouver des informations. Une personne sur dix cite également Internet.

Leur vision de l’avenir est assez pessimiste. Pour 67%, les risques d’avoir un cancer sont "plutôt en augmentation". Malgré cela, une très grande majorité a le sentiment que les traitements "ont beaucoup évolué ces dernières années" (91%) et que d’autres "vont faire leur apparition" dans le futur (95%). Les traitements existants sont jugés nombreux et "réellement efficaces" pour lutter contre le cancer.

Enfin, les personnes interrogées considèrent que le budget pour la recherche est insuffisant. Pour deux tiers d’entre elles, il faut "donner une impulsion forte à la recherche" (62%). C’est justement aux chercheurs que les citoyens font le plus confiance "pour s’occuper en priorité du problème du cancer" (86%). Suivent les médecins et les associations. L’Etat est cité dans moins d’un quart des cas. En dépit de ce discrédit, 67% considèrent que l’Etat devrait "mieux s’impliquer".

Paula Ferreira

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)