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Cancer : la vie gagne

En France, plus d'un cancer sur deux est guérit. C'est la bonne nouvelle qui se dégage d'une étude menée par le Réseau français des registres du cancer. Financée par la Ligue nationale contre le cancer et rendue publique hier, cette enquête s'est attachée à suivre "plus de 200.000 patients âgés de plus de 15 ans, et diagnostiqués cancéreux sur la période 1989-1997", explique Libération (page 2-4). Objectif : observer les types de survivance à partir de 40 pathologies cancéreuses différentes.

En éliminant la mortalité due à des causes autres que le cancer, il apparaît que "moins de 50% des personnes atteintes de cette maladie meurent au cours des cinq années suivant le diagnostique", souligne Le Monde (page 24). Toutefois, rapporte Le Figaro (page 12), la nature du cancer détermine en partie les chances de survie. Ainsi, une tumeur de la thyroïde laisse espérer une survie à cinq ans de 95%. Pour le cancer du pancréas, cette espérance n'est que de 10%.

Un autre aspect mis en avant par cette enquête est le taux de survie à cinq ans chez les femmes, souligne Le Parisien/Aujourd'hui (page 11). Il atteint 63% contre 44% chez les hommes. Selon le vice-président de la Ligue nationale contre le cancer, le Pr Albert Hirsch, les hommes "consomment davantage de tabac et d'alcool et sont donc plus touchés par les cancers graves que les femmes. Mais nous craignons que le nombre de cancers du poumon chez les femmes n'augmente dans les années à venir", ajoute-t-il.

A l'heure actuelle, rapporte Libération, le cancer du sein est le plus fréquent chez les femmes : près de 42 000 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2000. Viennent ensuite les cancers colorectaux (17.000) et de l'utérus (5.000). Chez les hommes, celui de la prostate arrive en tête avec 40 000 nouveaux cas annuels, suivis des cancers du poumon (24.000) et colorectaux (20.000).

Pour les hommes atteints d'un cancer de la prostate, le taux de survie atteint 83%. Il est de 57% pour le cancer du colon et seulement 14% pour celui du poumon. La survie des femmes atteintes d'une tumeur cancéreuse au sein est de à 86%, de 70% pour le cancer du col utérin et de 57% pour le cancer des ganglions lymphatiques, détaille Le Parisien/Aujourd'hui.

Le temps de survie dépend aussi de l'âge de la personne, poursuit ce quotidien. "Plus on est jeune, moins les risques de décéder d'un cancer sont importants. Le taux de survie est de 70% pour les 15-45 ans. Il tombe à 39,4% pour les plus de 75 ans." Selon le président de la Ligue, le Pr Henri Pujol, les nouveaux traitements laissent entrevoir de nouveaux espoirs. "Pour les malades traités aujourd'hui, on peut estimer une survie proche de 70% pour les femmes et 55% pour les hommes." Pour y parvenir, les comportements doivent encore évoluer. En effet, comme l'indique l'institut national du cancer (INCA), cité dans Libération, plus de 50% des décès peuvent être attribués à des comportements à risques, comme la consommation de tabac ou d'alcool.

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"Le vin n'est pas une drogue", a déclaré, lundi, Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement à Sancerre (Cher). Pour Libération (page 14), le candidat UMP à l'élection présidentielle, en visite chez des viticulteurs, a déclaré qu'il était prêt "a ouvrir la publicité s'agissant de la consommation de vin". Pour Nicolas Sarkozy, cette mesure permettrait aux viticulteurs français de lutter "à armes égales avec ses concurrents du monde entier".

Réaction de Claude Evin, ancien ministre de la Santé et auteur d'une loi de santé publique sur le tabac et l'alcool. Une telle décision "serait contraire aux objectifs de santé publique et de sécurité des biens et des personnes", estime-t-il dans Les Echos (page 3). "Personne ne peut imaginer que les problèmes de la viticulture sont la conséquence des politiques de santé", ajoute-t-il dans ce quotidien économique.

Même sentiment indigné de la part de directeur d'Aides Alcool, Jean-François Valette. "Tous les spécialistes ont démontré que l'alcool est une drogue puissante au même titre que l'héroïne" déclare-t-il. Pour lui, banaliser ainsi le vin, c'est admettre "qu'il y a de bonnes et de mauvaises drogues". "C'est un comportement archaïque", conclut-il.