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Cancer : la piste du test sanguin de dépistage

Une simple prise de sang est capable d'identifier huit cancers parmi les plus fréquents chez des personnes malades, selon une étude américaine. A terme, l'objectif de cette "biopsie liquide" est de détecter les lésions précancéreuses avant l’apparition de symptômes.

La biopsie liquide sera-t-elle le nouveau mode de dépistage des cancers ? Les résultats d'une étude menée par des chercheurs américains pourraient le laisser penser au vu des résultats obtenus "grâce à une seule prise de sang", annonce Le Figaro.

Les scientifiques de l’université John Hopkins sont en effet parvenus à détecter huit cancers parmi les plus fréquents (ovaire, foie, estomac, pancréas, œsophage, colon, poumon et sein) après un prélèvement sanguin sur 1.000 patients atteints à des stades plus ou moins avancés.

Baptisé CancerSeek, ce test "repose sur la détection de fragments d'ADN porteurs de mutations caractéristiques des cancers et des marqueurs protéiques". Néanmoins, prévient le quotidien, il est encore trop tôt pour parler de "dépistage", qui concerne normalement des personnes a priori en bonne santé, alors que ces travaux portent sur des individus déjà malades.

De surcroît, précise la revue Science, dans laquelle a été présentée cette étude, la détection de cette biopsie liquide donne des résultats variables. Par son biais, sur les 1.000 patients, 98% des cancers de l'ovaire et du foie ont été détectés, alors que les cancers digestifs et du poumon l'ont été pour 60 à 70%. Pour ce qui est des cancers du sein, seuls 33% ont été repérés.

Il n'empêche, "l'idée qu'une simple prise de sang permettrait de détecter les lésions précancéreuses avant même l'apparition de symptômes suscite beaucoup d'espoir", notamment pour des populations à risque, en raison de prédispositions génétiques par exemple, écrit Le Figaro.

D'ailleurs, ajoute le quotidien, cette technique de prélèvement sanguin est déjà exploitée, notamment pour évaluer l'efficacité des traitements, pour les personnaliser ou pour prédire une éventuelle récidive.

Cette nouvelle technique se pose donc "comme une alternative aux biopsies classiques" et l'objectif est, à terme, de l'utiliser en dépistage.

C'est pourquoi les chercheurs américains à l'origine de cette étude s'apprêtent à la tester sur 50.000 femmes âgées de 65 à 75 ans, sans antécédent de cancer, afin de déterminer si le prélèvement sanguin peut détecter la présence d'une tumeur.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)