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Cancer et alimentation industrielle : il existe un lien

Une étude française vient de mettre en évidence la corrélation entre la consommation des produits alimentaires "ultra-transformés" et le risque développer un cancer.

Plus la consommation d'aliments industriels "ultra-transformés" est élevée, plus les risques de développer un cancer augmentent. C'est la corrélation qui ressort d'une étude menée par l'Inserm, l'Inra et l'Université Paris 13 auprès de 104.980 Français, entre 2009 et 2017, baptisée NutriNet-Santé.

Par "aliments ultra-transformés", rapporte Le Figaro en se référant aux résultats de l'étude que publie le British medical journal (BMJ), il faut comprendre les produits alimentaires industriels (pizza surgelées, plats préparés, barres chocolatées, biscuits apéritifs, sodas, sauce ketchup…) contenant des additifs tels que les édulcorants, les colorants ou autres conservateurs.

Précisément, les auteurs de l'étude ont observé que toute augmentation de 10% de leur consommation dans un régime alimentaire entraînait une hausse de 10% des risques de développer un cancer en général, "voire plus, dans le cas des cancers du sein", complètent Les Echos. Même si le seuil statistique significatif n'est pas atteint, la même tendance aurait été constatée pour le cancer colorectal.

Selon Bernard Srour, l'un des co-auteurs de l'article scientifique, l'étude réalisée ne fait que suggérer le lien entre la maladie et la consommation de ces produits ultra-transformés et parle d'"association" entre ces deux éléments. De fait, insiste Sciences et Avenir, il ne faut pas confondre "corrélation et conséquence", la relation de cause à conséquence n'ayant pas encore été démontrée. L'augmentation de risque de cancer observée pourrait donc découler d'autres paramètres, prévient le site. Comme des "mauvaises habitudes" prises parallèlement à cette alimentation.

Il apparaît en effet que les 25% de Français ayant la plus forte consommation d'aliments ultra-transformés "avaient tendance à être plus jeunes, fumeurs, moins instruits, à avoir des antécédents familiaux de cancer et faire moins d'activité physique". Par ailleurs, ajoute Le Figaro, il est possible que "les produits néoformés à la cuisson ou même les substances contenues dans les emballages, comme le bisphénol A, interviennent dans le processus".

A l'appui de ce constat, signale le quotidien, les auteurs de l'étude rejoignent les recommandations que vient de réactualiser le Programme national nutrition santé (PNNS). A savoir : mieux vaut privilégier les aliments peu raffinés tels que le riz complet ou semi-complet, que consommer ce genre de produits ultra-transformés.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)