croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Cancer du sein : lourde addition pour les femmes

Le 4e rapport de l'Observatoire sociétal des cancers, qui doit être dévoilé aujourd'hui par la Ligue contre le cancer, est clair : la prise en charge du cancer du sein est coûteuse, surtout si une ablation et une reconstruction mammaire sont au programme.

Selon le document que cite Le Parisien/Aujourd'hui (page 11), chaque année, près de 20.000 femmes se font retirer un sein. Et après une mastectomie, une femme sur trois est obligée de puiser dans ses deniers personnels la somme moyenne de 456 euros en vue de "consultations de psychologue, séances de kinésithérapie, frais de pharmacie ou achat de soutiens-gorge adaptés".

Une femme sur quatre refuse la reconstruction mammaire. La première raison invoquée est la peur de l'opération (33% des cas). Viennent ensuite la crainte d'être déçue (31%) puis le motif financier à 14%, notamment à cause des dépassements d'honoraires associés à ce type d'intervention. Bien que prise en charge à 100% pour le traitement de la maladie, une femme sur deux déclare en effet un reste à charge d'un montant moyen de 1 391 euros pour cette reconstruction chirurgicale.

Reconstruction ou non, les difficultés financières des femmes se sont accentuées ces sept dernières années, précise le quotidien. Une sur 5 a en effet dû solliciter une aide financière exté­rieure : 15 % d'entre elles ont fait appel à la famille, 8% à des associations, 6% à une banque ou à un organisme de crédit.

Certaines femmes victimes de cancer du sein estiment qu'il revient aux pouvoirs publics d'intervenir afin de faire interdire les dépassements d'honoraires dans le cadre précis de la reconstruction chirurgicale. Pour elles en effet, ce type d'intervention relève moins de la chirurgie esthétique que de la reconstruction psychologique.

A lire aussi – La France dessine sa nouvelle carte

Le coup d'envoi de la réforme territoriale vient d'être donné. Dans le cadre de la réorganisation de la carte, expliquent Les Echos (page 4), les préfets des régions Alsace, Aquitaine, Bourgogne, Midi-Pyrénées, Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais et Rhône-Alpes ont été chargés, d'ici à la fin juin, de soumettre leurs propositions de réorganisation des administrations au gouvernement.

Les "superpréfets" auront trois mois pour mener les concertations avec les élus locaux et les représentants des syndicats, pour proposer le nom du futur chef-lieu de région et dessiner le projet d'organisation des directions d'administration.

C'est que la loi de janvier 2015 a réduit le nombre de régions de 22 à 13, rappelle le quotidien. Six d'entre elles vont garder un périmètre similaire et sept autres existeront formellement à partir de janvier 2016.

De fait, les administrations vont se métamorphoser, à commencer par les préfectures. "La future préfecture ne sera pas forcément située dans la même ville que le siège de la région", écrit le quotidien. Par exemple, Bordeaux ne concentrera pas toutes les administrations territoriales des 12 départements issus du regroupement de l'Aquitaine avec le Poitou-Charentes et le Limousin.

Des réaménagements sont également en cours dans les organismes de santé et à l'Education nationale, ajoutent Les Echos : sept directeurs généraux pour les agences régionales de santé (ARS) et neuf recteurs d'académie "coordinateurs" ont ainsi été nommés. Pour ce qui est du personnel territorial, indique le ministère de l'Intérieur, "un tout petit pourcentage" des 5 millions d'agents sera concerné par les fusions envisagées.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)