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Cancer du col de l’utérus : le dépistage gratuit généralisé

Le ministère de la Santé vient d'annoncer la généralisation et la prise en charge à 100% du dépistage du cancer du col de l'utérus pour toutes les femmes entre 25 et 65 ans.

Toutes les femmes de 25 à 65 ans qui n'ont pas réalisé de frottis du col de l'utérus ces trois dernières années vont prochainement recevoir un courrier les invitant à se rendre chez un médecin ou une sage-femme pour un dépistage du cancer du col de l'utérus entièrement remboursé par la Sécurité sociale, rapporte L'Express.

C'est ce qu'a annoncé le ministère de la Santé, le 4 mai 2018, dans un communiqué. Celui-ci rappelle que "près de 3.000 cas de cancers du col utérin sont diagnostiqués chaque année". Or, plus les lésions sont identifiées au stade précoce, moins les cancers ont de risque de se développer. Le cas échéant, les traitements seront moins lourds. D'où cette mesure inscrite dans le cadre du plan "Priorité prévention" mis en place par le gouvernement en mars dernier.

"Ce dépistage suit le modèle de celui du cancer du sein, généralisé depuis 2004 chez les femmes de 50 à 74 ans", explique Le Progrès, ainsi que celui du cancer colorectal, dont peuvent bénéficier tous les assurés entre 50 et 74 ans depuis 2009.

L'objectif est de réduire la mortalité chez les femmes atteintes par cette pathologie : chaque année, en effet, 1.100 d'entre elles meurent de ce cancer.

Selon le ministère de la Santé, que cite France Bleu, ce type de cancer est "l'un des seuls pour lequel le pronostic se dégrade en France". Son taux de survie à cinq ans après diagnostic s'est en effet réduit de 68% en 1989-1993 à 62% en 2005-2010.

Afin d'éviter le développement du cancer du col de l’utérus, rappelle Le Figaro, des vaccins existant depuis les années 2000 permettent de se protéger contre le papillomavirus, principal déclencheur des lésions précancéreuses. Une femme sur quatre en est porteuse entre ses 20 et 30 ans, souvent sans le savoir. Si la plupart d’entre elles éliminent ce virus "naturellement de leur organisme avec le temps", les cas d'infections persistantes restent fréquents.

Une vaccination (Gardasil ou Cervarix) des jeunes filles entre 11 ans et 14 ans est recommandée mais encore peu pratiquée. Selon une étude récemment publiée, "l'efficacité de ces deux vaccins vient d'être une nouvelle fois prouvée", puisque, dans 99% des cas, les lésions précancéreuses semblent évitées. Cependant, on manque encore de recul pour savoir si ces vaccins contre le papillomavirus permettent d'éviter le cancer en soi. "Entre le moment de l'infection par le papillomavirus et le développement du cancer du col, il faut compter 20 ans en moyenne", observe le Pr Daniel Floret, vice-président de la commission technique des vaccinations à la Haute Autorité de santé (HAS).

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)