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Cancer : le docétaxel réhabilité ?

Le sort du docétaxel, récemment mis en cause dans la mort de plusieurs patientes traitées pour plusieurs types de cancers, pourrait être revu aujourd'hui.

Le problème ne relèverait pas du médicament lui-même, mais peut-être des pratiques médicales et des modalités de prescription. C'est ce que tendrait à conclure une enquête de pharmacovigilance sur l'anticancéreux docétaxel, que Le Monde a pu consulter. Suite à un article du Figaro du 15 février 2017, ce médicament est en effet mis en cause dans le décès de plusieurs patientes traitées pour des cancers du sein, rappelle le quotidien.

Depuis la publication de ces informations, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et l'Institut national du cancer (Inca) recommandent aux oncologues d'éviter temporairement l'utilisation du docétaxel, "à titre de précaution".

Le 28 mars 2017, l'ANSM faisait état de 187 cas d'effets indésirables recensés (colite et/ou choc septique) entre 1996 et 2017. Sur ce nombre, 48 avaient été mortels, soit un quart des patients traités au docétaxel.

A compter de ce 28 avril 2017, prévient Le Monde, la recommandation d'éviter le docétaxel pourrait néanmoins être remise en cause. Une réunion doit en effet se tenir aujourd'hui, rassemblant l'ANSM, l'Inca et des représentants des oncologues. Si l'on s'en tient aux conclusions de l'enquête de pharmacovigilance, le médicament ne serait pas directement responsable de ces décès, souligne Le Monde.

"Les contrôles de qualité sur les matières premières et les produits finis impliqués dans des effets indésirables mortels n'ont relevé aucune différence de qualité pharmaceutique entre les différentes formes de docétaxel présentes sur le marché français, ni avec le lot actuellement commercialisé", rapporte le quotidien.

Le comité technique et les responsables de l'ANSM s'interrogent désormais sur le mode d'administration du docétaxel au cours de la période en cause. Parmi les questions qui se posent : celles concernant les doses prescrites et les associations de médicaments.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)