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Cancer : améliorer l’orientation des malades

"Il ne suffit pas que les recherches cliniques avancent, encore faut-il que tous les patients y aient accès" : c'est le point de vue formulé dans Libération (page 14) par le président de l'Institut national du cancer (Inca), le Pr Dominique Maraninchi. Ce responsable dresse le bilan du congrès mondial qui vient de réunir 25.000 spécialistes du cancer à Chicago aux Etats-Unis.

Plusieurs études ont démontré que la "survie" des malades "dépend du choix du cancérologue", rapporte Dominique Maraninchi. Ces travaux confirment ainsi toute l'importance qu'il convient d'accorder à l'orientation des malades bien souvent démunis face à leur pathologie. Cette préoccupation est partagée par la Mutualité française dans le cadre de l'élaboration de son parcours de santé mutualiste (PSM).

Ce congrès américain a aussi mis en évidence de grands progrès dans les traitements. Pour Dominique Maraninchi, ces "avancées importantes confirment que l'on est entré dans la clinique du cancer du XXIe siècle". "Les traitements anciens tuaient beaucoup de cellules, provoquant des dégâts collatéraux", poursuit le président de l'Inca.

Désormais, ce n'est plus le cas grâce à de nouvelles thérapies moléculaires qui s'attaquent aux "mécanismes mêmes de la fabrication des cellules cancéreuses". Autre "bonne nouvelle" : ces thérapies, "mises au point déjà depuis plusieurs années, voient leur champ d'application s'élargir considérablement", se félicite Dominique Maraninchi.

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"C'est historique mais ça ne durera pas", préviennent Les Echos (page 17). Selon l'enquête annuelle de l'assurance maladie, dont les résultats étaient présentés hier, les remboursements des médicaments ont augmenté de 1,4% l'an passé, contre 4,7% en 2005.

Mais, comme l'indique Le Monde (page 31), ce ralentissement ne traduit pas pour autant une baisse de la consommation. Pour La Tribune (page 23), quatre raisons sont en effet à l'origine de ce fléchissement : une baisse des prix de 3% entre 2005 et 2006, une vague de déremboursements de certains produits en mars 2006, le développement des génériques et enfin les actions de maîtrise médicalisée pour freiner les prescriptions d'antibiotiques ou d'anxiolytiques.

Concernant les génériques, constate Le Parisien/Aujourd'hui (page 11), leur usage s'est fortement répandu en fin d'année. De son côté, Le Monde note que "les actions menées auprès des médecins de ville pour ralentir la prescription de certaines classes pharmaceutiques telles que les antibiotiques, les statines (anticholestérol) ou les psychotropes (somnifères et calmants) commencent à produire leurs effets".

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Le conseil de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) a présenté hier des pistes d'économie pour faire face au dérapage des dépenses. Comme l'indique La Tribune (page 3), figure, parmi elles, la modulation du ticket modérateur pour les patients consultant hors du parcours de soins.

Autre piste citée par Le Parisien/Aujourd'hui (page 11), le déplafonnement du forfait de 1 euro sur les consultations, aujourd'hui limité à 50 euros par an et par personne. Selon Les Echos (page 5), la Cnam envisage également des "baisses de tarif des médicaments". Enfin, relève Le Figaro (page 21), la politique de "lutte contre les abus et les fraudes" serait renforcée.

Dans sa déclaration, la délégation de la Mutualité française a souhaité "obtenir plus de précisions sur les mesures envisagées et les économies attendues". Le détail chiffré de ces mesures sera dévoilé le 19 juin, indique Le Parisien/Aujourd'hui.