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Budget de la Sécu : nouvelles économies en vue malgré l’embellie 

Le gouvernement prévoit la fin du déficit de la Sécurité sociale pour l'an prochain. Moyennant de nouvelles économies, notamment sur la branche maladie, selon le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019, présenté le 25 septembre 2018.

Le gouvernement a présenté le 25 septembre 2018, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019. Une occasion pour l'exécutif de se féliciter du redressement des comptes.

Après dix-sept années de déficit, souligne Le Figaro, comme l'ensemble des quotidiens ce matin, le "trou de la Sécu" se résorbe enfin. En 2019, le régime général et le fonds de solidarité vieillesse (FSV) devraient en effet dégager un excédent de 700 millions d'euros, contre un déficit de 1 milliard d'euros attendu en 2018, complète Le Parisien. Mais, souligne La Croix, " même si la Sécu a retrouvé des couleurs, le gouvernement n’entend pas relâcher l’effort. Il prévoit au contraire de poursuivre les économies".

Des quatre branches, seule l'assurance maladie accuse un déficit de 500 millions. Aussi, 3,8 milliards d'euros d'économies sont-elles prévues sur l'hôpital, la médecine de ville mais aussi sur les médicaments. Sur ce dernier point, l'Etat projette d'en réaliser 1,1 milliard, précise le quotidien. 

L'accent a notamment été mis sur la promotion des génériques, enchainent Les Echos, via deux nouvelles mesures qui pourraient permettre d'économiser 220 millions d'euros. 

La première vise à créer un "deuxième répertoire des génériques, hybride, permettant de « génériquer » les médicaments combinés à des dispositifs médicaux brevetés". L'autre, poursuit Libération, consiste à moins bien rembourser les patients qui refuseront sans justification médicale la délivrance de génériques. Ainsi, le princeps sera remboursé sur la base du prix du générique à partir de 2020.  

Par ailleurs, note Le Figaro, des moyens seront accordés aux hôpitaux pour leur restructuration et leur modernisation. Pour la médecine de ville, "des financements seront accordés pour financer les nouveaux postes d'assistants médicaux auprès des médecins de ville acceptant de se regrouper". Ces mesures étaient inscrites dans le Plan santé annoncé la semaine dernière par le chef de l'Etat, Emmanuel Macron. 

En matière de prévention, souligne Le Figaro, les vingt examens médicaux obligatoires, réalisés avant les 6 ans de l'enfant, seront étalés jusqu'aux 16 ans et remboursés à 100%. Quant aux jeunes de 3 à 24 ans, ils pourront, une fois tous les trois ans, consulter un dentiste, avec un remboursement intégral.

Enfin, une fusion de l'aide au paiement d'une complémentaire santé (ACS) et la couverture maladie universelle complémentaire (CMUC) figure également dans le projet de budget. "L'idée, écrit le quotidien, est d'offrir une bonne couverture aux personnes aujourd'hui éligibles à l'ACS mais qui ne la demandent pas avec un dispositif plus simple."

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)