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Autonomie : Jean-Marc Ayrault présente le projet de loi à Angers

Anticipation, adaptation, accompagnement. Ce sont les 3A qui résument, selon Le Paris­ien/Au­jourd'hui (page 11), le premier volet de la loi d'orientation et de programmation pour l'adaptation de la société au vieillissement que doit présenter aujourd'hui le Premier ministre à Angers.

A l'occasion de ce déplacement, Jean-Marc Ayrault ne fera pas que clôturer la concertation entamée au mois de novembre autour de ce projet de loi : il visitera également l'appartement "Léna", un logement évolutif pour une nouvelle autonomie géré par la Mutualité Anjou-Mayenne, en compagnie de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, et de la ministre déléguée aux Personnes âgées et à l'Autonomie, Michèle Delaunay. Le Premier ministre sera également accompagné dans cette visite par Etienne Caniard, le président de la Mutualité Française.

Les mesures de ce premier volet, qui ont été arrêtées "après deux mois de concertation et plus de 80 réunions", écrit Le Parisien/Aujourd'hui. Elles devraient être présentées au Parlement en avril pour être adoptées avant la fin de l'année. Elles visent notamment à "aider les seniors à équiper leur domicile pour y vieillir en toute sécu­rité". Une revalorisation de l'aide personnalisée d'autonomie (Apa) pour les personnes à domicile est aussi envisagée.

De pareilles mesures, et bien d'autres encore, étaient attendues depuis longtemps, et en particulier par l'association France Alzheimer qui a rendu public hier un "Manifeste pour une réforme adaptée aux besoins concrets des familles". Selon sa présidente, Marie-Odile Desana, la loi qui se prépare n'est toutefois pas "à la hauteur des besoins au niveau financier". Le montant moyen de l'Apa, qui est de 450 euros par mois, "se révèle très souvent insuffisant" et laisse les familles face à des restes à charge moyens de 1.000 euros par mois pour maintenir leur parent à domicile.

Dans son Manifeste, ajoute La Croix, France-Alzheimer demande aussi que soient supprimées les inégalités territoriales devant l'Apa. En raison de l'augmentation des demandeurs due au vieillissement de la population, cette allocation pèse de plus en plus sur les conseils généraux qui "se montrent de plus en plus restrictifs".

En matière de vieillissement, les inégalités territoriales sont fréquentes, relève également Le Parisien/Au­jourd'hui, qui s'intéresse aujourd'hui au sujet des maisons de retraites, via une étude menée par l'organisme Cap retraite. Dans vingt-cinq ans, les plus de 80 ans seront 6,8 millions. Or les Ehpad proposent en moyenne 16 lits médicalisés pour 100 personnes de plus de 80 ans. "Pour conserver ce ratio déjà imparfait, écrit le quotidien, il faudrait créer… 541.343 places d'ici à 2040 !"

 

Zone dangereuse pour les comptes publics

En attendant la publication en mars de chiffres définitifs, la Cour des comptes a rendu public hier son rapport annuel sur les finances publiques. Et une nouvelle fois, la plus haute juridiction financière a tiré la sonnette d'alarme, remarque Le Parisien/Au­jourd'hui (page 9).

Selon la Cour, il existe en effet un "risque significatif" que le déficit public 2013 de la France excède la dernière prévision du gouvernement de 4,1% du PIB. Quant à l'objectif de 3,6% de déficit pour 2014, il est pour le moins "incertain", même si des "efforts inédits ont été engagés" par le gouvernement, reconnaît le premier président de la Cour des comptes dans un entretien au Monde (page 6).

Pour la Cour, écrivent Les Echos (pages 2 à 4), "ce sont 3 à 6 milliards d'euros qui pourraient manquer au budget de cette année", notamment parce que "les hypothèses de recettes d'impôt sur le revenu, d'impôt sur les sociétés et de prélèvements sociaux sont trop optimistes".

L'essentiel, souligne le rapport de la Cour des comptes, consiste moins à baisser les dépenses qu'à en limiter l'augmentation annuelle, note La Croix (page 8). Autrement dit, explique Didier Migaud, "il est prévu que la dépense publique s'accroisse de 70 milliards d'euros sur l'ensemble des trois années, 2015 à 2017, au lieu de 120 milliards. Cela représente un effort de 17 milliards d'euros chaque année, à rapporter à la dépense publique annuelle dans son ensemble, soit plus de 1.150 milliards".

L'entreprise est énorme, mais réalisable, admet le Premier président dans Le Figaro (pages 20 et 21). A condition de "mieux mesurer l'efficacité des politiques publiques" et de reporter encore une fois l'essentiel de l'effort sur la Sécurité sociale et les finances locales qui, selon lui, ont le "moins contribué jusqu'ici". Et de citer, dans Le Monde, les marges de manoeuvre possibles avec "le développement des génériques, les transports sanitaires – 400 millions d'euros d'économies possibles – ou la chirurgie ambulatoire", qui peut générer jusqu'à 5 milliards d'euros d'économies.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)