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Autisme : les recommandations de la HAS pour un diagnostic précoce

La Haute Autorité de Santé (HAS) publie ce 19 février 2018 des recommandations permettant d’anticiper le diagnostic chez les enfants autistes. Les inquiétudes des parents, notamment, ne doivent pas être sous-estimées.

Mieux vaut ne pas sous-estimer les difficultés relationnelles ou de langage de l'enfant, ils peuvent être "un signe d'alerte majeur" de l'autisme. Dans un document qu'elle publie ce lundi 19 février 2018, la Haute Autorité de santé (HAS) formule ce conseil tout en dressant une liste de recommandations permettant de diagnostiquer les troubles neuro-développementaux de la maladie, qui passent trop souvent inaperçus.

Comme le rapporte La Croix, le diagnostic de l'autisme est en effet trop tardif, en général entre 3 et 5 ans. Or, une intervention précoce permettrait de réduire les troubles du comportement de l'enfant, qui nuisent à sa scolarité et ses relations sociales.

Quel que soit l'âge, rappelle en premier lieu le document, le principal motif susceptible d’inquiéter est la "régression des habiletés langagières ou relationnelles". En dessous de 18 mois, c'est plutôt "l'absence de babillage, de pointage à distance avec le doigt ou de certains gestes sociaux (faire coucou ou au revoir)", qui peuvent être des signes inquiétants.

Après cet âge, l'absence de l'usage des mots doit être un signal, au même titre qu’une difficulté dans l'engagement relationnel environnemental. La non-réponse au prénom (autrement dit la faible réactivité sociale), ainsi que l'incapacité à comprendre des consignes simples, sont d'autres indices qui doivent interpeller.

De 18 mois à l'adolescence, l'autisme peut se manifester par certaines difficultés relationnelles. Ainsi, l’impossibilité à se créer des liens amicaux, à intervenir dans une conversation ou à prendre des initiatives sociales doivent encourager les familles à consulter un médecin. Ce dernier "adressera alors l’enfant vers une équipe spécialisée qui fera le diagnostic", écrit La Croix.

Selon la Pre Amaria Baghdadli du CHU de Montpellier, qui a co-présidé le groupe de travail de la HAS sur ce sujet, le repérage de l'autisme serait plus tardif chez les filles. Ces dernières présenteraient des symptômes plus "subtils" que les garçons et des moindres troubles du comportement et de communication.

Tous sexes confondus, il y aurait en France entre 500.000 et 600.000 autistes adultes. "Une population souvent oubliée", qui peine à s’intégrer dans la société. "Si une majorité d’enfants autistes bénéficient de services et d’interventions leur permettant de vivre à domicile, cela devient très difficile à l’âge adulte", indique la HAS citée dans La Croix. Mais le nombre de places dans des établissements spécialisés est insuffisant. En 2014, on en recensait seulement 7.000. "Compte tenu de cette situation, un millier d’adultes étaient alors contraints de continuer à vivre dans des établissements pour adolescents", écrit La Croix.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)