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Autisme : changer de méthode

Le troisième plan Autisme, qui couvrira la période 2014-2017, sera présenté aujourd’hui en Conseil des ministres par Marie-Arlette Carlotti. Il se veut ambitieux et tourné "vers une autre méthode dans la prise en charge de l’autisme", indique la ministre déléguée aux Personnes handicapées dans Le Parisien/Aujourd’hui (page 10).

La nouvelle approche, prévient-elle, rompt avec une vieille tradition française : "Depuis quarante ans, l’approche psychanalytique est partout, et aujourd’hui, elle concentre tous les moyens. Il est temps de laisser la place à d’autres méthodes, pour une raison simple : ce sont celles qui marchent, et qui sont recommandées par la Haute Autorité de santé."

Parmi les différents "leviers" que souhaite instaurer la ministre figure une approche nouvelle du dépistage, plus précoce. "A partir du premier trimestre 2015, déclare-t-elle, profitant de la refonte du carnet de santé, nous y inclurons une grille de dépistage des premiers signes dès l’âge de 18 mois."

Concernant les structures d’accueil, 700 places seront créées pour les enfants en unités d’enseignement en maternelle et 1 500 pour les enfants plus âgés. Pour les encadrer, près de 5 000 professionnels du secteur médico-social seront formés aux méthodes éducatives. Afin de permettre aux parents de "souffler un peu", le plan prévoit de créer 350 places de "répit" supplémentaires. Actuellement, rappelle Marie-Arlette Carlotti, il existe seulement 40 de "ces structures qui accueillent, pour une courte durée, leur enfant autiste". Les parents seront, par ailleurs, directement associés à la mise en place du plan, ajoute la ministre : "On va les intégrer partout, notamment au sein des centres ressource autisme (CRA) où il y a un comité des usagers."

A lire aussi dans la presse - Doutes sur des prothèses non conformes

Pour l’instant, prévient l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), il ne s’agit pas d’un risque sanitaire, mais seulement d’un problème de conformité. Ce sont des prothèses qui sont en cause, et plus particulièrement celles commercialisées par le laboratoire Ceraver, révèle Le Parisien/Aujourd’hui (page 6).

Implantée à Roissy-en-France (Val-de-Marne), cette entreprise de 70 salariés est le deuxième fabricant français de prothèses complètes (hanche, genou, cheville, épaule…), précise le quotidien. Chaque année, l’entreprise en écoule 3.000 en France, notamment à l’hôpital Lariboisière (Paris Xe), son premier client.

Il est apparu que des centaines de ces prothèses n’ont jamais reçu la certification "CE", indispensable depuis 2009. Or "les emballages et les notices de ces dispositifs portaient le logo “CE” sans autorisation". Aujourd’hui, 650 patients environ sont porteurs de ces prothèses non certifiées, explique le directeur adjoint de l’ANSM, François Hébert, en signalant que "les implantations ont été faites dans une soixantaine d’établissements hospitaliers en France".

"Là où le dossier devient plus inquiétant", ajoute Le Parisien/Aujourd’hui, c’est que les essais cliniques d’une partie de ces prothèses se seraient soldés par le décès d’une souris sur deux. Pour l’heure, poursuit l’ANSM, s’il n’y a pas de suspicion de risque, elle demande tout de même aux chirurgiens d’assurer un "suivi individualisé" en recevant tous les patients concernés "afin de pratiquer un examen clinique et une radio pour vérifier l’état de la prothèse".

Les modèles visés, précise le journal, sont "celles de type RMIS-R, des cotyles à double mobilité à cimenter et enfin des dispositifs de type Hygrip".

A lire aussi dans la presse - Moins de départs à la retraite en 2011

Les premiers effets de la réforme Fillon sur les retraites commencent à se faire sentir, observe la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) dans son dernier rapport. En effet, avec "la réforme des retraites de 2010 qui repousse progressivement l’âge légal d’ouverture des droits à partir de juillet 2011", rapporte Le Figaro (page 17), ce sont 160.000 personnes en moins qui sont parties à la retraite en 2011.

Globalement, observe le rapport, en 2011, "plus du tiers des départs à la retraite sont intervenus au cours de l’année des 60 ans. Les départs avant 60 ans concernent un cinquième des nouveaux retraités et la même proportion des départs a lieu à 65 ans ou après".

Dans le secteur privé, l’âge moyen de liquidation d’une pension s’élève à 61,5 ans, soit plus que dans la Fonction publique territoriale (58,4 ans) et que dans la Fonction publique d’Etat (58,7 ans). Enfin, le montant moyen d’une pension, tous régimes confondus, s’élève à 1 256 euros par mois, soit, en euros constants, 3,2% de plus qu’à la fin 2010.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)