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Assurer la viabilité financière des nouveaux centres de santé

La Mutualité Française vient de publier une plaquette intitulée "Un nouveau modèle économique pour développer et pérenniser les centres de santé". Elle présente de manière synthétique les principes à appliquer pour atteindre l’équilibre économique lors de la création d'un nouveau centre de santé.

La fragilité économique des centres de santé n’est pas une fatalité ! Certes, si les centres de santé médicaux ont, pour la plupart, des difficultés à équilibrer leur budget, les centres dentaires parviennent plus facilement à être excédentaires.

Pour assurer la viabilité financière des nouveaux centres de santé, la Mutualité Française et le Réseau national des centres de santé mutualiste ont élaboré un modèle économique. Il définit, entre autres, les conditions nécessaires à mettre en œuvre, en matière d’organisation du travail, de gestion et de financement.

De ce travail a été tirée une plaquette d’information présentant de manière synthétique les grands principes. A titre d’exemple, les promoteurs de ce modèle économique suggèrent de combiner les activités médicales. "La médecine générale, pourtant socle de l’offre de santé, ne peut s’équilibrer seule en l’état actuel des tarifs de Sécurité sociale. Il est nécessaire d’y associer des activités comme le dentaire, la cardiologie, la gynécologie ou l’ophtalmologie", écrivent-ils.

Recommandations de bonne pratique

Il convient également, poursuivent-ils, de définir le nombre de cabinets minimum nécessaire par activité pour "mutualiser les coûts et atteindre un chiffre d’affaires qui garantisse l’équilibre du centre", et aussi de respecter des ratios clés de gestion. Ainsi, ce document propose que la part variable entrant dans la rémunération des professionnels de santé soit comprise entre 15% et 40%, selon les spécialités et les actes.

Cette plaquette d’information sera prochainement transmise aux directeurs des agences régionales de santé (ARS). "Partager largement ce modèle économique marque la volonté affirmée du mouvement mutualiste de participer concrètement au renforcement de l’offre de premier recours […]", précise le président de la Mutualité Française.

Jean-Michel Molins

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)