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Assurance maladie : 3,8 milliards d’euros d’économies en perspective

Seule branche déficitaire de la Sécurité sociale, l'assurance maladie sera soumise à une réduction de ses dépenses en 2019. Près de 3,8 milliards d'économies sont envisagés, en impactant moins l'hôpital que les soins de ville.

Selon le rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, présenté le mardi 25 septembre 2018, le déficit du régime général de Sécurité sociale et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) devrait atteindre 400 millions d'euros en 2018, alors que les prévisions de juin tablaient sur 300 millions.

Selon Les Echos, qui ont eu accès à ce document, le déficit global pourrait toutefois atteindre 1 milliard si le coût du crédit d'impôt sur la taxe sur les salaires (CITS) n'est pas compensé à la Sécurité sociale par l'Etat.

Quelle que soit la situation, note le quotidien, "il s'agit d'un très fort recul par rapport aux 5,1 milliards de déficit que la Sécurité sociale affichait en 2017. Et très probablement la dernière année dans le rouge".

Les recettes expliquent en partie cette évolution. Particulièrement celles liées au capital, qui ont progressé de 610 millions d'euros, et les recettes fiscales qui ont crû de 150 millions. Pour leur part, les rentrées liées à la CSG et aux cotisations sociales sont plutôt à la baisse (3,5% au lieu des 3,9% espérés, soit 820 millions d'euros) du fait du tassement de l'activité qui impacte sur la masse salariale.

Dans le détail, la branche vieillesse serait excédentaire de 1,1 milliard d'euros, celle des accidents du travail de 800 millions et enfin celle de la famille de 700 millions. Ce qui n'était pas arrivé à cette dernière depuis 2007. Seule la branche maladie connaîtrait un déficit, chiffré à 900 millions d'euros, niveau jamais connu depuis 1999.

Le déficit de l'assurance-maladie pourrait cependant s'accentuer l'an prochain, soulignent Les Echos dans un autre article. En cause : le plan santé annoncé la semaine passée par le chef de l'Etat. "Pour investir dans les hôpitaux et accompagner la structuration des professions de santé exerçant en ville, note le journal économique, Emmanuel Macron a en effet décidé la semaine dernière de rehausser l'objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) de 0,2 point, à +2,5%."

A priori, estime le Haut Conseil des finances publiques, la consommation des soins de 2019 devrait progresser de 4,5%. La revalorisation des médecins, des professionnels de santé libéraux et l'accord sur les carrières hospitalières décidées lors de la précédente mandature sont pour beaucoup dans cette évolution. Pour limiter cette perspective inflationniste, 3,8 milliards d'euros d'économies seront donc nécessaires.

En 2018, l'effort avait été de 4,2 milliards. Contrairement à 2018, croient savoir Les Echos, le plan d'économies envisagé par l'exécutif "pèsera moins sur les hôpitaux que sur les soins de ville". La fixation des tarifs hospitaliers y favorisera en grande partie.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)