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Antibiotiques : la consommation repart à la hausse

Après une stagnation entre 2005 et 2009, la consommation d’antibiotiques en France est repartie à la hausse depuis quatre ans, prévient l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Dans un rapport publié hier, l’agence indique en effet qu’en 2013, "notre recours à ces antibactériens a retrouvé son niveau de 2003, malgré trois plans nationaux pour en réduire la consommation", rapporte Le Parisien/Aujourd’hui (page 8). Dans le détail, cette surconsommation d’antibiotiques est très importante à l’hôpital, où 40% des patients en reçoivent. "Mais la consommation en ville (90% du total), qui concerne essentiellement les femmes, inquiète encore plus les experts", complète Le Figaro (page 13).

"C’est aux enfants de moins de 15 ans que les antibiotiques sont le plus massivement prescrits", note, dans Le Pari­sien/Aujourd’hui, Philippe Cavalié, expert en économie des produits de santé à l’ANSM. Selon le rapport, les médecins auraient "du mal à résister aux pressions des parents" qui les leur réclament, même pour leurs nourrissons.

Pour certains observateurs, cette évolution est à mettre en lien avec la surconsommation générale de médicaments des Français, qui se placent désormais au rang des plus mauvais élèves d’Europe.

"En 2012, chaque jour, sur 1.000 habitants, 29,7 étaient sous antibiotique, complète Le Parisien/Aujourd’hui. Seule la Grèce faisait pire (31,9). Le Royaume-Uni était à 20,1, l’Espagne à 20,9, l’Allemagne à 14,9 et les Pays-Bas à 11,3 !" Le directeur de l’ANSM, Dominique Martin, appelle donc les pouvoirs publics à lancer une nouvelle grande campagne et à soutenir la re­cherche pour découvrir de nouvelles molécules.

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Dans un marché de la protection sociale complémentaire qui se restructure "à marche forcée", trois mutuelles interprofessionnelles ont annoncé hier "leur rapprochement via la création en 2015 d’une union mutualiste de groupe (UMG)", rapportent Les Echos (page 31).

Sans pour autant constituer une fusion, Adréa mutuelle, Apréva mutuelle et Eovi MCD mutuelle vont s’engager dans un projet de poids, écrit le quotidien économique. "Avec 1,67 milliard d’euros de cotisations en santé et près de 3 millions de personnes protégées, le nouvel ensemble s’imposera comme le troisième pôle mutualiste en France, derrière Harmonie mutuelle et le groupe MGEN."

Comme l’explique le président d’Adréa, Patrick Brothier, cette union doit permettre au trio "de mieux faire face à la généralisation de la complémentaire santé d’entreprise, à la radicalisation de la concurrence, ainsi qu’à Solvabilité 2". Dans ce contexte, souligne le président d’Apréva, Alain Tison, il ne fait en effet aucun doute que "l’effet taille devient de plus en plus important".

Ce rapprochement permettra de fait aux trois acteurs de "cofinancer et de déployer des investissements importants, mais aussi de saisir de nouvelles opportunités sur des marchés et des métiers en croissance", relèvent Les Echos.

Un de leurs premiers objectifs est, à ce titre, la conquête du marché des très petites entreprises (TPE), qui "constituent le gros des entreprises à équiper" dans le cadre de l’accord national interprofessionnel (Ani).

Les trois mutuelles, qui n’ont pas encore choisi le nom de leur marque commune, couvrent déjà plus de 28.000 entreprises et "ont accès aux accords de branche via leur société Mutex", rappellent Les Echos. La nouvelle entité prévoit également de se développer "sur les grands comptes et le courtage".

Pour l’ensemble de ces ambitions, elle peut tabler sur une "complémentarité territoriale", qui est "un véritable atout", selon les termes de Maurice Ronat, le président d’Eovi MCD. Les trois groupes, qui sont rarement en situation de concurrence frontale, pourront en effet compter sur un réseau de 370 agences sur le territoire.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)