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Analyses médicales : des labos moins nombreux mais plus gros

A l'occasion des Journées internationales de biologie, qui se déroulent à Paris, la société de conseil KPMG vient de mener une étude sur l'état du secteur des analyses médicales. Ce dernier a subi de gros changements depuis sa libéralisation demandée par Bruxelles. De nombreux laboratoires ont notamment dû fermer leur porte.

Selon Les Echos (page 23), "quelque 500 sites de traitement des prélèvements ont ainsi disparu entre 2012 et 2014, pour passer de 1.700 à 1.200". En cause : la baisse imposée des tarifs ou encore le respect des standards de qualité sous l'accréditation Iso.

Par ailleurs, des fusions se sont opérées pour constituer des "plateaux techniques" aptes à gérer de 1.000 à 10.000 dossiers par jour, rapporte le quotidien économique. Au cours des trois prochaines années, l'étude évalue à 400 le nombre de fermetures supplémentaires. En 2017, il n'y aurait donc plus que 800 plateaux techniques en activité.

Pourtant, le chiffre d'affaires des laboratoires leaders du marché (Labco, Cerba, Biomnis, Novescia, Unilabs, Unilabs, Bio-Access…) ne représente que 25% du marché, évalué à 4,3 milliards de dollars, hors établissements hospitaliers. Les petites structures, de leur côté, réalisent presque autant que ces groupes et cela, écrivent Les Echos, "dans un contexte de faible croissance du marché, les biologistes ayant signé avec les pouvoirs publics un plan sur trois ans qui limite à 0,25% la hausse de leur chiffre d'affaires sur la période 2014-2018".

Redoutant de trop fortes concentrations dans le secteur, les pouvoirs publics ont pris un certain nombre de mesures. Par exemple, "un laboratoire ne peut détenir plus d'un tiers du marché sur trois territoires de santé adjacents", précise le journal, qui identifie quelques pistes de croissance : un développement à l'étranger pour les plus gros laboratoires, ou une pénétration dans les hôpitaux "privés, surtout dans un premier temps, ou publics de petite taille".

 

Ebola : la France se veut réactive et rassurante

Suite au malaise d'une personne guinéenne, hier, dans l'enceinte d'un bâtiment de la Ddass de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), le préfet du département, Jean-Luc Nevache, a décidé de confiner le bâtiment par précaution, avec une petite centaine de personnes à l'intérieur. Selon Les Echos (page 6), "elle présentait des symptômes grippaux, forte fièvre et maux de tête, semblables à ceux du virus Ebola. Trois autres Guinéens semblaient eux aussi atteints".

Cette alerte n'a duré qu'une heure trente, note le quotidien, mais "elle donne une petite idée de ce qui risque de se passer si le virus se déclarait réellement sur notre sol. Pour l'instant, il n'y a eu qu'un cas, sous contrôle, puisqu'il s'agissait du rapatriement d'une infirmière de Médecins sans frontières. Elle a été guérie".

Vu l'inquiétude mondiale face à ce virus (un Libérien est en effet mort mercredi à Dallas et une aide-soignante espagnole atteinte du virus est actuellement entre la vie et la mort), la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a décidé d'intervenir ce matin, annonce Le Parisien/ Au­jourd'hui (page 11), en faisant un nouveau point d'information sur Ebola et sur les mesures prises par la France. "Le message qui y sera martelé : le pays a les moyens de faire face."

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)