croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Alcool et tabac : les jeunes boivent et fument davantage

L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) a présenté le 5 juin le "Baromètre 2010 sur les comportements de santé des jeunes". Après des années de baisse, la consommation d’alcool et de tabac des 15-30 ans augmente de nouveau : 44% fument et 82% ont bu de l’alcool au cours des douze derniers mois.

En France, 96% des jeunes de 15 à 30 ans se déclarent en bonne santé. "La moitié d’entre eux considère même que leur santé est excellente", indique le "Baromètre 2010 sur les comportements de santé des jeunes" présenté le 5 juin par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). Près de 80% de cette tranche d’âge a consulté un généraliste "au moins une fois dans l’année", de loin le professionnel de santé le plus consulté. Viennent ensuite le gynécologue (53%), le dentiste (49%), le médecin ou l’infirmière scolaire (40%).

Ces données positives masquent des évolutions qui le sont moins. Que ce soit en matière de tabac, d’alcool ou de drogues illicites, l’Inpes déplore "des consommateurs plus nombreux" bien que "conscients des risques". Après plusieurs années de baisse de la consommation d’alcool et de tabac, une tendance contraire a été enregistrée entre 2005 et 2010.

L’alcool est la substance psychoactive la plus consommée, puisque 82% des jeunes "déclarent avoir bu au cours des douze derniers mois", contre 78,7% en 2005. Ces chiffres témoignent d’une croissance limitée (4%) mais dénotent surtout une modification néfaste des comportements. Pour l’Inpes, l’augmentation de l’alcoolisation ponctuelle importante (API) est principalement en cause. Un quart des 15-30 ans avouent une API au cours de l’année écoulée, contre 18% entre 31 et 45 ans, 16% de 46 à 60 ans et 10% au-delà.

Les étudiants aussi…

Les étudiants ne sont pas épargnés : 11% ont une API au moins une fois par semaine, contre 5% en 2005. Plus de la moitié des étudiants a été ivre au moins une fois dans l’année, par exemple à l’occasion d’une fête, contre moins d’un tiers en 2005.

S’ils boivent de manière excessive jusqu’à l’ivresse, les jeunes ont rarement une consommation quotidienne (2,5%). L’Inpes observe tout de même "une nette augmentation des consommations à risque chronique ou de dépendance, pour tous les âges et quel que soit le sexe, ce constat étant encore plus marqué pour les femmes".

Comme pour l’alcool, le tabagisme s’accroît au sein de la population jeune, avec "44% de fumeurs, dont36 % de fumeurs réguliers". En comparaison, le nombre de fumeurs était de 41% en 2005, soit une hausse de 7%. Pour autant, la majorité souhaite arrêter la cigarette, principalement pour préserver sa santé (53 %) mais aussi en raison du prix (24%). A noter que les étudiants fument moins (23%) que leurs homologues actifs (42,5%) ou au chômage (53%).

Autre augmentation relevée par l’Inpes : la prise de drogues, telles que les poppers ou la cocaïne. Mais ces dernières restent très peu consommées au regard du cannabis, avec "51% des hommes et 38% des femmes de 15 à 30 ans" qui en ont déjà pris. L’âge du premier joint, à 17 ans, est en léger recul. Un résultat "important", car "l’expérimentation avant 16 ans influe fortement sur la consommation future".

Paula Ferreira

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)