Adaptation de la société au vieillissement : début de l’examen du projet de loi à l’Assemblée

Aider les seniors à rester le plus longtemps à domicile : c'est l'ambition du projet de loi sur l'adaptation de la société au vieillissement, examiné à partir de ce jour par les députés. Ce texte prévoit notamment "une revalorisation de l'allocation personnalisée à l'autonomie (Apa), couvrant une partie des dépenses d'aide à domicile de près de 700.000 personnes âgées", rapportent Les Echos (page 6).

Les députés entament aujourd'hui l'examen du premier volet du projet de loi sur l'adaptation de la société au vieillissement. La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a rappelé hier que "ce texte permettra aux personnes en perte d'autonomie de rester le plus longtemps possible à domicile, avec notamment une revalorisation de l'allocation personnalisée à l'autonomie (Apa), couvrant une partie des dépenses d'aide à domicile de près de 700.000 personnes âgées", rapportent Les Echos (page 6). Le gouvernement prévoit 375 millions d'euros par an pour cette revalorisation.

Le texte envisage également l'adaptation de 80.000 logements privés d'ici à 2017, ainsi qu'un meilleur accès aux dispositifs de téléassistance et de domotique, souligne La Croix (page 9).

Par ailleurs, le projet de loi entend défendre la liberté des personnes âgées dépendantes. "Ce sont des questions fondamentales de droits et de libertés. Il faut ouvrir le débat et faire en sorte que le consentement de la personne âgée soit toujours au centre des décisions", affirme la secrétaire d'Etat chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l'Autonomie, dans Libération (page 14).

Evoquant la réforme dans son ensemble, Laurence Rossignol ajoute que "l'idée est de prendre la vieillesse dans sa globalité. Et d'abord en amont, en ralentissant les pertes d'autonomie". "Les besoins en la matière sont peu satisfaits. L'offre collective de prévention est trop dispersée", déplore-t-elle dans Libération.

Interrogée sur le financement de cette réforme, Marisol Touraine a souligné pour sa part que "toutes les mesures prévues" dans le premier projet de loi "font l'objet d'un financement identifié" : "650 millions d'euros chaque année sont prévus pour le financement de ces aides à domicile en direction des personnes âgées." Cette somme provient de la contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (Casa), payée par tous les retraités depuis 2013, précise La Croix. Mais, pour la seconde étape de la réforme, qui concerne le "reste à charge" dans les maisons de retraite, "nous verrons si l'état des finances publiques permet de franchir cette seconde étape", a-t-elle ajouté.

 

Dépenses de santé : le "reste à charge" des ménages recule

La part assumée par les ménages dans le financement des dépenses de santé a reculé de 0,2 point en 2013, selon les comptes nationaux de la santé, publiés hier par la direction de la Recherche, des Etudes, des Evaluations et des Statistiques (Drees) et cités dans Les Echos (page 3). Elle représente 8,8% de la consommation de biens et services médicaux (CSBM). "En valeur absolue, cela fait tout de même 16,5 milliards d'euros, mais le “reste à charge” des ménages baisse pour la deuxième année de suite", souligne le quotidien économique. Il avait déjà diminué de 0,2 point en 2012", rappelle Solveig Godeluck. Un mouvement qui, selon la Drees, s'explique par "l'absence de mesures tarifaires d'ampleur affectant la participation des ménages" en 2012 et 2013. Pour leur part, les complémentaires santé ont déboursé 25,7 milliards d'euros, soit 13,8% de la CSBM. Une proportion qui reste stable après avoir beaucoup progressé précédemment, soulignent Les Echos.

John Sutton

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