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Accidents cardio-vasculaires : le sport après 70 ans n’empêche rien

Contre toute attente, et au risque de créer des déceptions, "l'activité physique chez les plus de 70 ans ne diminue ni le nombre d'accidents cardio-vasculaires, ni le nombre de décès liés à ces accidents". Selon une étude américaine dont les résultats sont publiés sur le site de la revue Jama, cela signifie en clair que "se mettre à faire de l'exercice à plus de 70 ans ne va pas être la solution miracle pour réparer des artères ou un cœur déjà bien abîmés", rapporte Le Figaro.

Pour parvenir à cette conclusion, indique le quotidien, les chercheurs ont réuni pendant près de deux ans et demi plus de 1.600 personnes sédentaires âgées de 70 à 89 ans, toutes présentant des facteurs de risque cardio-vasculaire. Celles-ci ont été réparties au hasard en deux groupes. L'un soumis à un programme d'entraînement à l'équilibre et à une activité physique modérée (150 minutes de marche par semaine). L'autre simplement convié à des séances d'information sur la santé.

Au terme de l'observation, il est apparu que "le nombre de crises cardiaques, d'accidents vasculaires cérébraux ou de décès cardiovasculaires était identique dans les deux groupes." Pour le Pr François Carré, cardiologue et spécialiste de physiologie cardio-vasculaire à l'hôpital Pontchaillou (Rennes), ces résultats ne sont pas en soi étonnants, s'agissant-là d'une population "dont le risque cardio-vasculaire est très élevé puisque l'âge demeure le principal facteur de risque".

De surcroît, l'activité physique suivie par la cohorte était deux fois moins intense que celle préconisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les plus de 65 ans.

Pour autant, prévient le quotidien, ce résultat ne signifie pas qu'il inutile de prescrire une activité physique à l'approche de la vieillesse. Ne serait-ce que pour entretenir sa mobilité et la cognition. "Quant aux bénéfices d'une activité physique d'endurance sur le cœur, ils sont peut-être peu visibles après 70 ans, surtout chez les personnes qui ont été sédentaires toute leur vie, mais ils existent jusqu'à un âge avancé", ajoute Le Figaro.

Dans une étude de 2014, le Pr François Carré a en effet démontré que débuter un sport d'endurance après 40 ans est aussi bénéfique pour le cœur que de l'avoir fait avant 30 ans. Si "le bénéfice pour le cœur à 60 ans est identique, quel que soit l'âge auquel vous avez débuté", cela est "moins vrai pour les artères", observe-t-il cependant.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)