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Accès aux soins : les maisons de santé s’installent dans le paysage

L'essor des maisons de santé constitue une réponse parmi d'autres à la progression des déserts médicaux. Mais pour se développer et favoriser l'accès aux soins, celles-ci ont besoin d'aides.

Attirer les médecins libéraux dans les zones sous-médicalisées et retenir ceux déjà installés est devenu un véritable défi. Aussi, les autorités multiplient-elles les initiatives pour lutter contre la progression des déserts médicaux, qui nuit à l'accès aux soins des Français.

Les maisons de santé en font partie, remarquent Les Echos dans un long reportage sur le développement de ces structures. Depuis cinq ans, ces dernières connaissent un certain essor, dans les communes rurales comme dans les villes.

Les aides en leur faveur se sont multipliées, observe ainsi Solveig Godeluck. Par exemple, pour ouvrir en 2016 celle de la Porte de Vanves (8 médecins généralistes, dont 7 jeunes, 4 infirmiers, 3 kinés, une psychologue et une orthophoniste), le conseil régional d'Ile-de-France a déboursé 200.000 euros, la ville de Paris autant et un bailleur social a ajouté 100.000 euros pour la rénovation du lieu. Le loyer est, en outre, deux fois moins cher que la norme, "grâce au plan municipal d'aide à l'installation de médecins généralistes consultant au tarif de base".

En 2012, rappelle le quotidien, les maisons de santé étaient au nombre de 235. Marisol Touraine, la ministre de la Santé du précédent gouvernement, avait promis d'en créer 1.200 avant 2017. Un pari visiblement tenu puisqu'en 2015, la barre des 1.000 établissements aurait été franchie.

Pour sa part, la nouvelle ministre de la Santé, Agnès Buzyn, "a pour mission de doubler leur nombre en cinq ans", préviennent Les Echos. Mais cette floraison est "aussi vive que désordonnée, puisque le cadre institutionnel est loin d'être stabilisé, et l'avenir pas assuré".

Malgré ce contexte incertain, le mouvement des maisons de santé "entre dans l'âge adulte", observe le quotidien. "Fin avril, l'assurance maladie et les professionnels de santé libéraux – médecins, pharmaciens, sages-femmes, etc. – ont enfin trouvé un accord conventionnel interprofessionnel pour pérenniser les nouveaux modes de rémunération expérimentés depuis 2010."

Une moyenne de 50.000 euros a été versée en 2016 par l'assurance maladie à 437 maisons de santé, afin de "rémunérer les réunions de coordination, et le respect de certaines contraintes, comme un secrétariat joignable de 8 heures à 20 heures, l'ouverture du samedi matin, un système d'information partagé, des plages de rendez-vous non programmés". Une somme à peine suffisante pour fonctionner, estiment les maisons de santé.

Pour bénéficier de l'enveloppe de l'assurance maladie, chaque établissement devra désormais faire la preuve de son efficacité, avec plus "d'indicateurs, de réglementations et de reporting".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)