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Xavier Bertrand veut plus de médecins

"Afin d'éviter une pénurie de médecins dans dix ans, je vais augmenter à nouveau le numerus clausus", a annoncé le ministre de la Santé, samedi à Toulouse, devant le congrès du Syndicat des médecins libéraux (SML), rapportent Les Echos (page 3) et ladepeche.fr. Xavier Bertrand a estimé qu'il fallait permettre l'augmentation du nombre d'étudiants dans les facultés de médecine, car il y aura "de plus en plus d'exercice à temps partiel" chez les médecins et que "l'on n'a pas intégré le vieillissement de la population" dans les prévisions. Toutefois, le ministre a reconnu que cette augmentation ne réglera pas "la période critique dans les cinq ans qui viennent", souligne L'Humanité (page 8). Il faudra donc, a indiqué Xavier Bertrand, prendre des mesures pour retenir encore quelques années les praticiens arrivant à l'âge de la retraite. Leur statut pourrait par exemple être "calqué sur celui des remplaçants". Il faudrait prévoir des charges "en fonction de l'activité et non pas forfaitaires", ou faciliter le développement du temps partiel avec des jeunes médecins.

Xavier Bertrand a également défendu la nouvelle convention médicale signée cet été, qui prévoit notamment de rémunérer les médecins à la performance. "Il a indiqué qu'un nouveau rendez-vous serait pris avec les mutuelles, qui ont pour le moment refusé de signer le texte, pour discuter entre autres du secteur optionnel", rapporte le site lemonde.fr.

Le nouveau numerus clausus sera précisé "au plus tard, au début du mois de décembre", a déclaré le ministre hier au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, indiquent Les Echos (page 3).

Pour pallier la pénurie annoncée de médecins, le numerus clausus a été régulièrement augmenté depuis la fin des années 1990. L'objectif du gouvernement était de parvenir à 8.000 places en 2011. "Pourtant ce sont toujours les mêmes spécialités et les mêmes régions qui sont déficitaires, observe Alexandra Chaignon, de L'Humanité. Il y a fort à craindre que malgré ce relèvement, les nouveaux médecins aillent encore s'installer dans les régions attractives, tandis que d'autres continueront de manquer de généralistes, de pédiatres ou encore de gynécologues."

Services à la personne : déductions fiscales réduites ?
Les déductions fiscales concernant certains services à domicile dits "de confort" pourraient être recentrées, selon un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2011, voté mercredi dernier en commission des Finances de l'Assemblée nationale et qui devrait être débattu après-demain dans l'hémicycle, indiquent Les Echos (page 3). Le texte prévoit de limiter le bénéfice de la réduction d'impôt de 50% liée à ces services aux seules personnes âgées, handicapées ou nécessitant "une aide personnelle à leur domicile". Pour le reste de la population, on reviendrait à peu près à la liste plus restreinte qui préexistait avant l'élargissement du champ décidé en 2007 : ménage, petits travaux de jardinage ou de bricolage, garde d'enfants à domicile, soutien scolaire et garde-malade (soins exceptés), précise le quotidien économique.

"Il s'agit de revenir à l'origine de la réduction d'impôt pour service à do­micile : tout ce qui est conciliation vie professionnelle-vie familiale, garde d'enfants ; il y a eu un certain détournement", estime, dans Les Echos, Chantal Brunel, auteure de l'amendement. Cette députée UMP rappelle que "le coût de la mesure est passé de 2 milliards d'euros en 2007 à 3,8 milliards d'euros aujourd'hui", rapportent Les Echos. Pour elle, cette déduction fiscale semble avoir été "détournée de son objectif", car des activités de loisirs et de détente, comme les cours de coaching et d'informatique, en bénéficiaient.

Lors de la discussion en première lecture, la ministre du Budget, Valérie Pécresse, s'était déclarée défavorable à cet amendement, soulignant que la déduction fiscale visait à éviter le travail clandestin et estimant que des services utiles risquaient d'être exclus.
John Sutton