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Xavier Bertrand lance aujourd’hui les Assises du médicament

Le ministre de la Santé lance aujourd'hui les Assises du médicament, annoncent Les Echos (page 4). L'objectif est de "redonner confiance aux Français dans le système du médicament", a souligné mardi Xavier Bertrand devant la mission parlementaire sur le Mediator®. "Il y a eu des défaillances graves. On a besoin de changer un certain nombre de pratiques, d'être plus transparents, plus réactifs, plus efficients", explique-t-il (Le Monde, page 13).

Ces Assises rassembleront une centaine de personnes : industriels, médecins, associations, responsables des missions parlementaires. Le rapporteur est Edouard Couty, ancien directeur de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Dhos), note La Croix (page 4).

Six groupes de travail seront mis en place : sur la condition d'octroi des autorisations de mise sur le marché (AMM), le renforcement du système de surveillance des médicaments ou l'encadrement des prescriptions hors des indications prévues par l'AMM... La remise des conclusions devrait intervenir en mai ou juin, précise Le Monde. Pour Les Echos, il s'agira avant tout de réformer l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), gravement mise en cause par l'Igas dans son enquête sur le Mediator®.

Parmi les pistes de réformes possibles, Xavier Bertrand se dit favorable à ce que les médecins puissent prescrire en indiquant le nom de la molécule et non plus celui des marques de médicaments. Si cela avait été appliqué plus tôt, le nom du principe actif du Mediator® – le benfluorex – aurait pu alerter sur le fait qu'il s'agissait d'un anorexigène, ce que Servier cherchait à cacher, soulignent Les Echos. Xavier Bertrand a fait savoir qu'il donnerait "un avis favorable" à un tel amendement, s'il était présenté par des parlementaires. En revanche, le ministre n'est "pas persuadé" qu'il faille interdire aux médecins de prescrire hors des indications de l'AMM, rapportent Les Echos.

Le créneau de la télésanté
Depuis quelques mois, les consultations médicales à distance sont autorisées mais ne sont pas encore effectives. En revanche, le créneau de la télésanté est en plein essor, constate Le Figaro (page 13). Ainsi, plusieurs sociétés proposent des informations ou des conseils médicaux sur Internet ou par téléphone. Wengo santé offre ainsi de mettre en relation les particuliers avec un médecin "7 jours sur 7 et 24 heures sur 24".

"La durée moyenne de l'appel est de 5 à 10 minutes, et nous avons des questions diverses, qui vont de “Que signifie avoir des ganglions ?” à “Qu'est-ce qu'une leucémie à tricholeucocytes ?”", explique au Figaro le Dr Paul Verdiel, président de H2AD, plate-forme téléphonique, partenaire de Wengo Santé. De son côté, Médecindirect, créée en 2008, offre des prestations de conseil sur Internet, via des plates-formes sécurisées.
Les syndicats de médecins sont réservés sur ces initiatives de télésanté. "Les prestations de conseil engagent la responsabilité des médecins, ils doivent respecter le Code de déontologie et avoir un contrat en responsabilité civile pour ces activités", rappelle le Dr Jacques Lucas, vice-président du Conseil de l'ordre des médecins.

John Sutton