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Voeux du président de la République : « 2011 doit être une année utile pour les Français »

Le président de la République a promis, vendredi soir, lors de ses voeux télévisés, de faire de 2011 une année "utile" au bénéfice de la protection des Français. "Nous ne pouvons nous payer le luxe d’une année d’immobilisme pré-électoral", a-t-il souligné, "2011 doit donc être une année utile pour les Français (...) nous allons donc continuer à réformer, car c’est la seule façon de protéger la France et les Français", a souligné le chef de l’Etat, qui a notamment cité la réforme de la dépendance, "car chacun a le droit à sa dignité face aux souffrances du grand âge", rapporte La Tribune (page 4). Le décret annonçant la création du comité interministériel de la dépendance a d’ailleurs été publié au Journal officiel du jeudi 30 décembre. Son rôle sera de préparer le débat national sur le sujet, avant d’éventuelles décisions.

"La réforme sociale la plus ambitieuse annoncée par Nicolas Sarkozy pour cette année est aussi la plus incertaine", tempèrent Les Echos (page 3), qui ajoutent que "les contours de la réforme restent flous". Pourtant le calendrier est relativement précis. "Des premières mesures seront discutées pour adoption au Parlement à l’automne 2011. Mais il y aura certainement, à partir du débat [à venir] d’autres mesures structurantes", avait promis Roselyne Bachelot, lorsqu’elle était encore ministre de la Santé, rappelle le quotidien économique. La nouvelle ministre de la Cohésion sociale, rencontre dès cette semaine plusieurs personnalités impliquées dans le dossier de la dépendance : Etienne Caniard, le président de la Mutualité Française, Bernard Spitz (FFSA) et François Chérèque (CFDT). Quatre groupes de travail thématiques commenceront leurs travaux à la mi-janvier, des concertations auront lieu dans les régions en avril, suivies de quatre "colloques interrégionaux", en mai ou juin.

Les feuilles de soins papier taxées
Cinquante centimes d’euros par feuille de soins papier, c’est ce qu’il en coûtera désormais aux médecins qui n’acceptent pas la carte Vitale, indique Le Figaro-économie (page 29). Evoquée depuis plusieurs années, maintes fois repoussée, cette "contribution aux frais de gestion" est entrée en vigueur le 1er janvier, en vertu de la loi "Hôpital, patients, santé et territoires" (HPST) de juillet 2009.

En faisant voter cette disposition, l’objectif de l’assurance maladie était de pousser les derniers médecins réticents à s’équiper d’un lecteur de carte Vitale. Ce qui permet un remboursement plus rapide des assurés sociaux, mais surtout, un coût du traitement six fois inférieur à celui des feuilles de soins papier (27 centimes d’euros, contre 1,74 euro), souligne Le Figaro-économie. Soit un total de 200 millions d’euros d’économies annuelles pour la Sécurité sociale.

Le directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), Frédéric van Roekeghem, a cependant prévu une "franchise" : la pénalité ne s’appliquera en effet que si la proportion de feuilles de soins papier d’un médecin dépasse les 25%. Cette règle semble encore trop sévère à certains syndicats de médecins libéraux comme le SML, qui redoute déjà "l’aveuglement de son application systématique". Xavier Bertrand, le nouveau ministre de la Santé, s’est montré très rassurant en promettant aux médecins que "la taxe s’appliquera avec discernement". "Xavier Bertrand a été nommé (ministre de la Santé) avec la mission de rabibocher la majorité avec les médecins libéraux, frange traditionnelle de son électorat, qui s’est jugée maltraitée au début du quinquennat", dixit Le Figaro-économie.
John Sutton