Vingt orientations pour moderniser le système de santé

Le rapport au congrès de la Mutualité française, qui se tient du 4 au 6 juin à Bordeaux, a été adressé le 15 mai à l’ensemble des participants. Il contient vingt orientations qui portent notamment sur les innovations que le mouvement mutualiste pourrait mettre en œuvre. Objectif : "Contribuer utilement à la modernisation du système de santé et de la protection sociale."

Le rapport au congrès est prêt. Il a été envoyé le 15 mai aux 4.000 personnes qui participeront au 39e congrès de la Mutualité française qui se tient à Bordeaux du 4 au 6 juin. Ce texte s’est nourri des contributions des mutuelles, des témoignages des internautes sur les forums de www.mutualite.fr et des débats des réunions publiques qui se sont tenus dans plusieurs villes.

Ce document fixe vingt orientations. Elles définissent des lignes directrices du mouvement mutualiste pour les trois années à venir. Leur finalité : "Contribuer utilement à la modernisation du système de santé et de la protection sociale."

Ces orientations "portent sur la solidarité" que la Mutualité française entend préserver, "sur les innovations qu’elle est prête à conduire, comme sur la qualité des soins dont elle veut garantir l’accès de tous et de toutes", résume le rapport.

Contribuer à la prise en charge des maladies chroniques
L'innovation des mutuelles peut s'appliquer, par exemple, à la prise en charge des maladies chroniques. Ces pathologies, comme le diabète et les maladies cardio-vasculaires sont devenues "le principal motif de recours au système de soins", comme le signale le rapport. Elles touchent actuellement 15 millions de personnes, dont près des deux tiers sont des affections de longue durée (ALD). Les mutuelles peuvent intervenir au niveau "de la prévention, de la qualité de la prise en charge et de l’accompagnement des personnes concernées et de leurs familles", précise le rapport.

Les mutuelles gèrent 2.200 services de soins et d'accompagnement mutualistes (Ssam). "Ils peuvent et doivent contribuer à favoriser l’émergence d’une nouvelle organisation des soins". Les Ssam, poursuit le rapport, "devront se différencier par leur capacité à organiser et mettre en œuvre une prise en charge globale et continue des patients, notamment lors des sorties d’hospitalisation".

Enfin, "les établissements et services médico-sociaux à destination des personnes âgées ou des personnes en situation de handicap ne suffisent pas aujourd’hui pour répondre aux demandes des familles, souligne le rapport. La Mutualité française doit s’engager davantage sur cette voie, parallèlement à la conception et au développement d’une couverture mutualiste contre le risque de perte d’autonomie." Autant de thèmes qui nourriront les débats de Bordeaux…

Jean-Michel Molins