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Vie publique : François Hollande exige la transparence

Une semaine après les aveux de Jérôme Cahuzac, le président de la République a annoncé hier une série de mesures pour favoriser la transparence dans la vie publique. Ainsi, un projet de loi sera présenté au Conseil des ministres du 24 avril. Le chef de l'Etat a promis "une lutte implacable contre les dérives de l'argent, la cupidité et la finance occulte" et une transparence totale des patrimoines des ministres et des élus, rapporte Libération (page 10).

Les déclarations de patrimoine des "ministres, parlementaires, principaux responsables des exécutifs locaux" seront publiées et le cumul du mandat de parlementaire avec l'exercice d'une activité professionnelle comportant des risques de conflits d'intérêts sera "interdit", rapportent Les Echos (page 2).

Une Haute Autorité "totalement indépendante" aura la charge de contrôler les déclarations de patrimoine et d'intérêts des membres du gouvernement, des parlementaires et des élus, note Le Parisien/Aujourd'hui (page 4). Les sanctions seront renforcées en cas d'insincérité des déclarations et une inéligibilité temporaire ou définitive viendra sanctionner les élus condamnés pour fraude fiscale ou corruption.

Pour prévenir tout conflit d'intérêt, le mandat parlementaire ne pourra plus être cumulé avec certaines activités professionnelles. Le chef de l'Etat n'a pas précisé lesquelles, mais a donné l'exemple d'un député-médecin, qui pourra continuer "à soigner", mais pas forcément à "travailler pour un laboratoire", rapporte Libération (page 11).

Par ailleurs, François Hollande a répondu fermement aux trois ministres (Arnaud Montebourg, Cécile Duflot et Benoît Hamon) qui demandent un assouplissement de la contrainte budgétaire, indiquent Les Echos (page 5). "Aucun ministre ne peut remettre en cause la politique qui est conduite", a déclaré François Hollande. "Le sérieux budgétaire, c'est le cap […]. Cette politique, elle a été fixée, je n'en changerai pas, a-t-il ajouté. C'est celle du redressement financier et productif du pays." Pour le chef de l'Etat, "le sérieux budgétaire, ce n'est pas l'austérité.

L'austérité, c'est la baisse des salaires et des prestations, c'est la récession, le chômage à 20%".
Dans ce domaine, le gouvernement présentera un nouveau plan de réduction du déficit budgétaire la se­maine prochaine. Le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, annonce dans Les Echos (page 4) que "la France réduira son déficit structurel à seulement 1% de PIB l'année prochaine". Ce qui implique de réaliser 20 milliards d'économies en 2014, dont les deux tiers concernent les dépenses pu­bliques.

Des honoraires pour les pharmaciens
Les pharmaciens négocient actuellement avec l'assurance maladie afin d'être rémunérés en honoraires "pour dispenser les ordonnances, donner des conseils, voire même assurer le suivi de certains patients", indique Le Figaro-économie (page 26). Jusqu'à présent, les officinaux étaient rémunérés en fonction du volume et des prix des médicaments délivrés. Or, suite à plusieurs baisses de prix des médicaments remboursés, "notre marge brute est passée de 2% en 2012 et nous nous attendons à une chute de 3 à 3,5%, cette année", estime, dans Le Figaro-économie, Gilles Bonnefond, président de l'Union des syndicats des pharmaciens d'officine.

Pour enrayer la baisse de leur chiffre d'affaires, les pharmaciens et l'assurance maladie sont convenus de transformer, progressivement, en honoraires jusqu'à un quart des revenus liés aux médicaments remboursés.

John Sutton