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Vers une réforme des soins palliatifs

A l'occasion d'un déplacement dans une maison médicale de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), le chef de l'Etat a promis une réforme des soins palliatifs dans les prochains mois. Pour ce faire, rapporte Le Parisien/Au­jourd'hui (page 7), il a chargé le Pr Didier Sicard, chef de service de médecine interne à l'hôpital Cochin (Paris) et président d'honneur du Comité consultatif national d'éthique, d'une mission pour les "cas exceptionnels". Selon Les Echos (page 12), François Hollande s'est en effet demandé s'il n'était pas temps d'"aller plus loin dans des cas exceptionnels, quand la douleur est irréversible et appelle un acte médical assumé". Cette annonce du chef de l'Etat "a suscité l'inquié­tude des partisans de la mort douce sous contrôle médical, peu confiants sur les résultats d'une telle mission", indique Le Parisien/Au­jourd'hui.

Le choix de Didier Sicard a aussi été "accueilli froidement par l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD)", indique Le Parisien/Au­jourd'hui. Son président, Jean-Luc Roméro, estime que ce médecin est "proche de la théologie morale catholique" et invite le président de la République à "entendre le combat des associations laïques qui demandent le respect absolu des volontés des patients, fussent-ils âgés, malades ou en fin de vie".

De leur côté, complète Le Figaro (page 10), les défenseurs de la loi Leonetti restent vigilants, car "avec ce nouveau débat, la menace de l'euthanasie refait malgré tout surface". Pour sa part, Didier Sicard "n'exclut pas" de trouver une réponse dans la loi Leonetti, laquelle, rappelle le journal, permet de "rendre possible l'arrêt des soins curatifs pour les personnes atteintes d'une maladie grave et incurable, la mise en place de soins palliatifs et de traitements sédatifs, même si leur administration abrège la vie du patient". Le rapport de Didier Sicard est attendu pour la fin décembre.

Médicament : dix ans de hausse de prix pour les patients
Entre 2000 et 2010, le prix des médicaments a baissé de 1,8% par an grâce aux génériques, alors que "le prix net, c'est-à-dire payé par le patient ou sa complémentaire santé après remboursement de l'assurance-maladie, a progressé de 0,6% par an", rapporte Le Figaro (page 25), citant une étude de l'Insee publiée aujourd'hui. La raison de cette hausse s'explique par les mesures prises par les gouvernements successifs pour maîtriser les dépenses de santé, résume La Croix (page 6).

En 2003, rappelle par exemple Le Figaro, le taux de remboursement de 617 spécialités est passé de 65% à 35 %. En 2006, un taux de 15% a été créé pour les veinotoniques. Et en 2008, une franchise de 50 centimes a été instaurée par boîte de médicament.

Les prix des médicaments non remboursables subissent également un effet inflationniste. L'augmentation de la TVA (de 2,2% à 5,5%) et la liberté des prix se sont traduites par une augmentation des prix afin de "compenser l'effondrement des volumes vendus".
Frédéric Lavignette