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Vers une réforme des affectations de longue durée ?

Le gouvernement envisagerait une réforme du régime des affections de longue durée (ALD), écrit La Tribune (page 7). Selon ce quotidien, le ministère de la Santé "réfléchit à organiser, pour certaines pathologies, une sortie anticipée de ce régime". par exemple pour certains types de cancers.

"Dans l'hypothèse d'une guérison, une sortie d'ALD avant la date de réexamen de ce régime pourrait se justifier si les patients ont l'assurance d'un suivi de qualité", indique un observateur proche du dossier. "Les malades guéris resteraient toutefois pris à 100% pour les visites périodiques de suivi de leur pathologie, afin d'éviter les récidives", explique le quotidien.

La Haute Autorité de santé (HAS) a également étudié une réforme des ALD. Dans un rapport remis en juin à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, elle "propose de fixer une durée d'exonération initiale, harmonisée, de deux ans ou de cinq ans selon la nature des maladies chroniques", note La Tribune. Après ce délai, la situation du patient pourrait être revue "afin de vérifier que les conditions d'entrée en ALD sont toujours remplies". Pour cet organisme, la sortie d'ALD se justifie aussi du point de vue "épidémiologique et statistique", car l'espérance de vie des malades "rejoint celle de leur génération".

En France, rappelle le quotidien, près de 9,7 millions de personnes bénéficiaient fin 2008 de l'exonération ALD. Les dépenses qu'elles représentent avoisinaient les 80 milliards d'euros en 2007 et concentraient près de 65% des remboursements de l'assurance maladie. "Les sorties anticipées d'ALD ne devraient toutefois pas représenter à court terme des économies importantes", observe La Tribune.

Suicides au travail : l'urgence !
Après le vingt-troisième suicide répertorié à France Télécom depuis dix-huit mois, le ministre du Travail, Xavier Darcos, recevra aujourd'hui le PDG de cette entreprise. Ils devraient notamment évoquer les actions à mener rapidement pour prévenir les risques psychosociaux. Une urgence bien nécessaire puisqu'hier encore, une cadre d'une agence France Télécom de Metz a tenté de se supprimer en avalant des barbituriques, rapporte Le Parisien/Aujourd'hui (page 8).

Selon Les Echos (page 4), "en intervenant directement, Xavier Darcos veut envoyer un signal fort au patronat sur un sujet longtemps tabou et occulté". Aussi, les mesures qui ont été mises en place ces derniers mois à Alsthom et PSA pourraient également être adoptées par l'opérateur téléphonique. Parmi elles, on compte un audit interne, un numéro vert de soutien psychologique, une sensibilisation des managers et des médecins du travail ou encore la mise en place d'une procédure de dénonciation du harcèlement. Pour le quotidien économique, cette nouvelle vague de suicide "a de quoi embarrasser le gouvernement", surtout en pleine préparation du deuxième plan "Santé au travail" attendu d'ici à la fin de l'année.

Frédéric Lavignette