croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Vers une amélioration de l’aide à la complémentaire santé

En 2011, l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (ACS) devrait être améliorée. Dès l'an prochain, avancent Les Echos (page 5), le seuil de revenu nécessaire pour bénéficier de l'ACS devrait être relevé de 5%, pour un coût évalué à 45 millions d'euros.

Comme le rappelle le quotidien économique, l'ACS a été mise en place en 2005 afin de permettre aux personnes ne bénéficiant pas de la CMU d'accéder plus aisément à une complémentaire santé. Actuellement, ceux qui peuvent bénéficier de ce dispositif sont "les assurés qui gagnent jusqu'à 20% de plus que le plafond à ne pas dépasser pour la CMU, soit 761 euros par mois pour une personne seule".

Dans la prochaine loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS), ce seuil devrait passer à 25%. La raison de cette augmentation s'explique par le fait que "les bénéficiaires de l'allocation pour adulte handicapé et du minimum vieillesse risquaient de passer au-dessus du plafond de l'ACS, car ces deux prestations ont été fortement revalorisées ces dernières années", expliquent Les Echos.

Par conséquent, le nombre de bénéficiaires de l'ACS devrait logiquement augmenter. Actuellement, 493 419 personnes disposent de chèques santé pour souscrire un contrat auprès d'une mutuelle, d'une compagnie d'assurance ou d'une institution de prévoyance. Selon le journal, ce nombre représente "20% à peine de la population qui pourraient y prétendre".

Cette aide est fonction de l'âge du demandeur, allant de 100 euros pour les enfants de moins de 16 ans à 500 euros pour les 60 ans et plus. Même si elle représente, en moyenne, 50% du coût du contrat, le prix annuel d'une complémentaire reste élevé pour cette catégorie de la population. Il est de l'ordre de 764 euros, et, particulièrement, de 285 euros par an pour les 16-24 ans et 913 euros pour les plus de 80 ans. "Après prise en charge de 50%, le dispositif laisse donc à la charge des foyers 389 euros, ce qui représente, toujours en moyenne, 4% de leur revenu annuel", précisent Les Echos.

Le stress au travail à l'étude
La mission d'information du Sénat sur le mal-être au travail vient de présenter son rapport. D'après La Tribune (page 6), le constat réalisé par les parlementaires "est sans appel". Il ressort, en effet, que "plus d'un salarié sur cinq se plaint de devoir gérer une charge de travail excessive". Près de 30% des salariés se déclarent d'ailleurs victimes d'agressions verbales ou estiment devoir accomplir des tâches qu'ils désapprouvent.

Les causes de cette situation proviennent des "mutations du monde du travail", estiment les sénateurs. Avec la "recherche de la performance à tout prix", le mal-être et l'isolement se sont installés chez les salariés, tout comme la perte de sens du travail.

En conséquence, la mission préconise de redonner "toute leur place aux comportements individuels au détriment des procédures", avance La Croix (page 7). Concrètement, elle suggère qu'"une part de la rémunération variable des managers dépende d'indicateurs sociaux et d'indicateurs de santé au travail".

En ce qui concerne la prévention, elle estime nécessaire de renforcer la méde­cine du travail en revalorisant la profession de médecin du travail et en réaffirmant l'indépendance des services de santé au travail. Pour ce qui est du comité d'hy­giène, de santé et de sécurité au travail (CHSCT), la mission propose que ses membres soient élus directement par les salariés.
Frédéric Lavignette