Une rentrée sous le signe de la grippe A

Cette rentrée scolaire n'est pas tout à fait comme les autres... "Alors que près de 12 millions d'élèves font leur rentrée aujourd'hui et demain, c'est le branle-bas de combat dans les écoles qui tentent de s'organiser face à la grippe A", alerte Le Parisien/Aujourd'hui (page 12). Plusieurs mesures ont été décidées en cas de pandémie, comme la possible fermeture d'une classe à partir de trois élèves malades.

A partir d'aujourd'hui, 12 millions de brochures sur les gestes d'hygiène vont être distribués dans les établissements scolaires. Ce dépliant de quatre pages, publié par le ministère de l'Education nationale, servira aux enseignants pour informer les élèves sur les principaux gestes de prévention : éternuer dans son coude, se moucher puis jeter son mouchoir en papier, se laver les mains...

Les directives du ministère de l'Education nationale et du rectorat prévoient également que les essuie-mains en tissu devront être remplacés par des essuie-mains en papier. Comment pouvoir appliquer ces mesures dans de brefs délais ? "Pour l'heure, le nouveau matériel n'est pas opérationnel", constate le journaliste Vincent Mongaillard qui s'est rendu hier à l'école élémentaire des Amandiers, à Paris.

Alors que l'épidémie est attendue cet automne en France, les fabricants de gels hydroalcooliques et de masques de protection augmentent leurs capacités de production, signale Le Monde (page 24). Concernant les masques, "quand la pandémie est arrivée (au niveau mondial, NDLR), le niveau de production était faible. Du jour au lendemain, il a fallu produire vite et énormément", explique un fabricant. Aujourd'hui, "les usines de confection de masques tournent 24 heures sur 24 pour répondre à la demande", indique le quotidien.

Concernant les traitements, Le Monde (page 4) se demande s'ils constituent "une manne financière pour les laboratoires pharmaceutiques". Pour le quotidien, le vaccin ne serait pas aussi rentable pour les laboratoires en raison des coûts élevés de fabrication et des tarifs négociés. Mais ce n'est pas le cas pour les antiviraux. Ainsi, la marge brute du Tamiflu® "est habituellement de 40% tandis que celle du vaccin contre la grippe A devrait être proche de 15%", précise Pascale Boyer Barresi, analyste à la banque privée Bordier.

La montée en charge de l'ACS
En un an, le nombre de bénéficiaires de l'aide à la complémentaire santé (ACS) a augmenté de 31%, signalent Les Echos (page 4 ), citant un rapport du Fonds de financement de la CMU. L'ACS est destiné aux ménages dont les revenus sont trop élevés pour bénéficier de la couverture maladie universelle (CMU) : entre 621 et 745 euros par mois pour une personne seule, rappelle le quotidien.

En dépit de cette nette amélioration, 2 millions de bénéficiaires potentiels n'ont toujours pas fait leur demande. Il s'agit en général des travailleurs pauvres. Pour palier cette situation, le président du fonds CMU souhaite rendre le dispositif "plus lisible" par l'envoi de courriers plus simples et plus clairs. Le rapport suggère, en outre, d'intégrer dans l'aide à la complémentaire la population disposant le minimum vieillesse. "Quelque 400.000 personnes seraient dans cette situation", indiquent Les Echos.

Autorité de contrôle : consultations publiques
Dans un entretien à paraître dans le magazine Courtage news, la ministre de l'Economie indique qu'elle lancera à l'automne des "consultations publiques sur les projets d'ordonnances" pour la création de la future autorité de contrôle prudentielle, signalent Les Echos. Cette autorité sera issue de la fusion de l'Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (Acam), du Comité des entreprises d'assurance (CEA), de la Commission bancaire (CB) et du Comité des établissements de crédits et des entreprises d'investissement (CECEI). La ministre souhaite que les ordonnances soient adoptées "d'ici la fin de l'année".

Christophe de La Mure