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Une réforme des retraites conflictuelle

La réforme de retraites est l'un des sujets incontournables de cette année. Et pour cause, "le président lance aujourd'hui les discussions pour réformer le système des retraites", annonce Libération (pages 2 et 3). La réunion, qui doit se tenir ce matin entre Nicolas Sarkozy et les partenaires sociaux, vise surtout à définir l'agenda social de l'année et les méthodes de travail liées à de nombreux dossier. Celui des retraites est au cœur de ce sommet social.

Peu de mesures concrètes sont donc à attendre de ce coup d'envoi de la ré­forme. Les positions de l'exécutif sont cependant très attendues, notent Les Echos (page 3), "à commencer par la question hautement stratégique du calendrier retenu". Selon le quotidien économique, les syndicats redoutent que cette réforme soit menée "au pas de charge au sortir des élections régionales de mars, suivie d'une loi votée au Parlement dès juillet".

Quelle que soit l'échéance, "le conflit semble inévitable", prévient Le Journal du dimanche (pages 2 et 3). Alors que le chef de l'Etat semble décidé à supprimer la retraite à 60 ans, "la CGT et Force ouvrière en font un symbole intangible". La CFDT, quant à elle, en aurait accepté l'idée à condition que les salariés ayant commencé à travailler très jeunes conservent les 60 ans.

"Autre dimension sensible : le secteur public", ajoute Le Figaro (page 22). "Personne n'imagine que la droite le laisse à l'écart - comme en 1993 - d'un allongement de la durée de cotisation ou d'un report de l'âge de la retraite, s'ils étaient décidés dans le privé." Dès ce soir, le scénario devrait s'accélérer, estime le JDD. Après la réunion de l'Elysée, les syndicats doivent se retrouver au siège de la FSU pour fixer une date de manifestation fin mars, après les élections régionales.

Solvabilité II : les craintes des assureurs-vie
Si la directive Solvabilité II reste en l'état, les sociétés françaises d'assurance-vie vont devoir augmenter leurs fonds propres de 20 à 30 milliards d'euros. C'est en tout cas ce qui ressort des estimations réalisées par le cabinet d'actuaires Milliman.

Alors que "Bruxelles doit fixer d'ici au début d'avril les paramètres de fonds propres et de risques qui seront testés lors de la cinquième et dernière étude d'impact prévue cet été", la profession continue donc de s'inquiéter, explique La Tribune (page 22).

Par conséquent, les assureurs demandent à l'Union européenne de tenir compte de l'impact global sur leur solvabilité, "soulignant que des exigences de fonds propres trop élevées les forceraient à augmenter leurs tarifs et à réduire leur contribution au financement de l'économie".
Frédéric Lavignette