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Une campagne de la Fédération hospitalière de France pour attirer les jeunes médecins

"Futurs médecins, laissez-vous guider par l'intérêt", tel est le slogan de la campagne lancée hier par la Fédération hospitalière de France (FHF) pour inciter les jeunes diplômés à choisir l'hôpital public. Sur 40.000 postes statutaires, 10.000 sont vacants, précise La Tribune (page 6). "C'est inquiétant, il faut s'en préoccuper et assumer le travail de protection du service public", estime Gérard Vincent, délégué général de la FHF. Compte tenu de l'âge moyen des praticiens hospitaliers, qui est de 51 ans, il faut bien "se préoccuper du renouvellement", fait-il valoir.

Certes, "la situation n'est pas encore dramatique", selon les termes de Frédéric Valletoux, le président de la FHF. Mais les spécialités les plus techniques comme la psychiatrie, l'imagerie, médicale, l'anesthésie, la pédiatrie ou encore l'oncologie sont particulièrement concernées par la fuite des cerveaux vers le secteur privé.

Cette campagne, qui se décline via un site Internet dédié et le lancement d'un magazine, cherche à mettre en avant les avantages de la Fonction publique hospitalière. "Exercer à l'hôpital public permet d'exercer plusieurs métiers au cours d'une carrière. Je pense évidemment à la pratique médicale, mais également à l'enseignement et à la formation des nouveaux médecins, à la recherche clinique ainsi qu'à la gestion économique des services et des établissements, explique Gérard Vincent, dans La Tribune. On peut également faire le choix de soigner différents publics, des plus démunis aux personnes placées en détention."

La FHF veut également balayer certaines idées reçues, notamment celle concernant les écarts de rémunération, qui, selon elle, à l'exception de certaines spécialités comme la radiologie, ne seraient pas si importants, entre le secteur public et le secteur privé.

Cancer du sein : l'alcool facteur de risque
Consommer de trois à six verres de vin par semaine majorerait le risque de cancer mammaire de 15%, selon les résultats d'une étude publiée de 2 novembre dans le Journal of the american association (Jama), note Le Quotidien du médecin de jeudi (page 4). Les femmes qui boivent davantage, à savoir deux verres de vin par jour en moyenne, voient ce risque augmenter de 51% par rapport à celles qui ne boivent jamais d'alcool.

"Nous avons observé une élévation de 10% du risque tous les 10 g supplémentaires d'alcool bus par jour", expliquent les auteurs de l'enquête, cités dans Le Quotidien du médecin. Ils ajoutent n'avoir constaté aucune différence entre les diverses boissons alcoolisées (bière, vin, spiritueux). Il existe également une association avec les "cuites" ("binge drinking"), mais pas avec la fréquence de la prise d'alcool. Ces chercheurs ont également constaté que consommer de l'alcool de 18 à 40 ans augmentait le risque de cancer du sein. Ce risque persistera même si les femmes réduisent leur consommation après 40 ans. Cette en­quête a été menée par questionnaires de 1980 à 2008 sur 105.986 infirmières américaines. Bien que le mécanisme précis de cette corrélation entre consommation d'alcool et cancer du sein reste inconnu, une explication possible pourrait être les effets de l'alcool sur le niveau des oestrogènes circulant dans le sang, selon les auteurs de l'étude.
John Sutton