Un guide des maisons de retraite

Comment choisir un bon établissement pour soi ou ses proches, interroge Le Parisien/Aujourd’hui (pages 1 à 3), qui recommande la lecture de la nouvelle édition du Guide de la dépendance (JTL éditions France Info). Sur 8.000 maisons de retraite publiques, privées ou associatives répertoriées, seules vingt-cinq ont obtenu la note absolue : 10 sur 10.

A Paris, l’Ehpad mutualiste Bastille, géré par la mutuelle de la RATP, arrive en tête des établissements les mieux notés : 9 sur 10 (Le Parisien/Le Journal de Paris page II). Cette maison de retraite "propose à un tarif abordable (88,43 € par mois), des prestations de qualité et un grand choix d’activités : salon de coiffure, bistrot, jardin thérapeutique, atelier danse, gym douce, balnéothérapie, jeux de mémoire, ciné-club…", résume Le Parisien (page 3).

"Nous nous efforçons de stimuler les résidants pour qu'ils participent aux activités. Mais nous ne les forçons jamais", explique Aline, une des animatrices de l'Ehpad mutualiste Bastille. "Le maître mot, c'est la valorisation de la personne". "Nos soixante-sept salariés forment une équipe qui veille à respecter la liberté des personnes âgées tout en restant à leur écoute", déclare son directeur Patrick Poulain.

En matière d’hébergement des personnes âgées dépendantes, le public est demandeur de davantage de transparence. Ce guide, indique Le Parisien, aidera également "à restaurer la réputation du secteur, écornée par des affaires de maltrai­tance". "L’image déplorable des maisons de re­traite ne correspond pas à la réalité, ce ne sont pas des mouroirs", assure David Jacquet, l’un des deux auteurs.

Retraites : les syndicats exigent une vraie concertation

Pas question pour les sept centrales syndicales réunies hier soir d’accepter "une mascarade de concertation" au sommet social sur la réforme des retraites, le 15 février prochain. "Les syndicats ne se laisseront enfermer ni dans le calendrier ni dans un débat qui ne prendraient pas en compte l’ensemble des questions, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité du travail", souligne le communiqué commun publié à la sortie de la réunion, cité dans Les Echos (page 3).

Dans la journée, l’Elysée avait déclaré "infondées" les informations parues dans la presse (Le Figaro de samedi et La Tribune de lundi) sur une accélération du calendrier. "La situation économique et sociale reste très dégradée et est très préoccupante pour les salariés, les retraités, les chômeurs et les jeunes qui subissent en­core durement les conséquences d’une crise qui s’installe dans la durée", indique la déclaration commune, résumée dans Le Figaro-économie (page 20).

Les six organisations syndicales plus la CFTC, qui a réservé sa réponse, ont convenu de se revoir le 15 février, "pour analyser le contenu du sommet social et envisager les perspectives d’action et de mobilisation dès le mois de mars", rapporte le cahier économique du Figaro. Un éventuel mouvement ne devrait toutefois pas intervenir au début mars, comme le souhaitait la CGT, mais plus probablement fin mars ou début avril, estiment Les Echos. Plusieurs syndicats, notamment la CFDT, étant hostiles à une mobilisation avant les élections régionales, par crainte de "confusion".

John Sutton