Un congrès placé sous le signe de l’activité physique et sportive

A la veille de son 39e congrès à Bordeaux, la Mutualité française a organisé avec l'Union nationale du sport scolaire (UNSS) une journée consacrée au programme "Bouge… une priorité pour ta santé!". Environ 1.000 élèves de 6e et 5e ont participé à des initiations sportives et des tests d'endurance et de souplesse tout au long de la journée. Reportage.

Les premières classes de collégiens arrivent dès neuf heures, ce mercredi 3 juin, devant le Parc des expositions de Bordeaux. Au programme de la journée : découverte de nombreuses disciplines sportives, tests d'endurance et de souplesse, rencontre avec des sportifs de haut niveau…

Le programme "Bouge… une priorité pour ta santé!", conduit par la Mutualité française et l'Union nationale du sport scolaire (UNSS), vise à lutter contre l'inactivité et l'obésité chez les pré-ados. Objectif : les inciter à pratiquer une activité physique régulière. Cette action cible les collégiens des classes de 6e et 5e, âgés de 11 à 14 ans. Cet événement se tient à la veille de l'ouverture du 39e congrès de la Mutualité française, à Bordeaux.

L'activité physique et sportive, matière préférée des collégiens
Cette journée sportive comprend une initiation à de nombreuses activités : escalade, escrime, rugby, tir à la carabine, handball… Les jeunes réalisent également des exercices d'endurance et de souplesse. Autant d'activités qui permettent aux professeurs d'évaluer la forme physique et de mesurer les progrès de leurs élèves tout au long de l'année.

Deux classes de 6e et 5e du collège de Cabriès (Bouches-du-Rhône), pas loin de Marseille, sont venues participer à l’opération "Bouge", ce mercredi 3 juin. Les jeunes sont accompagnés à cette occasion par Cyril Beysson, leur professeur d’éducation physique et sportive (EPS), et par Christian Laporte, leur professeur de technologie.

"L’activité physique et sportive est une des matières préférées des jeunes au collège, explique Cyril Besson. Ils sont dans l’action : ils aiment tout particulièrement les sports collectifs et les matchs qui leur procurent des émotions intenses." La danse contemporaine ou le hip-hop les séduisent tout autant. "La danse a changé d’image auprès des garçons. Ce n’est plus un domaine réservé aux filles. Cette activité, qui mêle créativité et agilité, leur permet de s’exprimer", précise le professeur d’EPS.

Pour Christian Laporte, le sport et la technologie ont plusieurs points communs : "Tout comme le sport, la technologie fait appel à la dextérité et à la concentration, explique-t-il. La maîtrise du geste et la précision sont deux autres compétences partagées par ces deux disciplines."

"Le sport nous permet de nous défouler"
Pour les élèves, l’activité sportive c’est un esprit sain dans un corps sain ! "Le sport, ça garde notre corps en bonne santé, ça permet de s’essouffler moins vite et d’être plus résistant", s'exclame Lucas, un élève de 6e du collège de Cabries. Pour Emile, qui a 13 ans : "Le sport, c’est bon pour l’esprit d’équipe. Quand je suis énervé, je fais du sport et j’oublie tout, ça me vide. Ca me permet de penser à autre chose qu’à mes problèmes", confie cet élève de 5e.

Un avis partagé par Moran, Jeanne et Pauline, trois collégiennes de 12 ans qui pratiquent des activités physique à et en dehors de l'école : "Le sport nous permet de garder la forme et surtout de nous défouler ! C'est important d'en faire car sinon on ne fait plus rien. En plus, ça aide à éliminer la graisse accumulée !"

Un petit peu plus loin, un stand propose aux ados de répondre à un quiz sur l'exercice physique. Une occasion de faire de la pédagogie auprès du jeune public et de combattre certaines idées reçues. "Il ne faut pas confondre sport et activité physique, explique Pierre Lacoste, joueur de haut niveau de football américain, au club des kangourous de Pessac. Vous pouvez faire une activité sans vous en rendre compte, en allant au collège à pied ou à vélo par exemple. Pratiquer une heure d'activité physique par jour est très bon pour la santé." Message reçu !

Philippe Rémond et Ghislaine Trabacchi