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Troisième tour social ?

"Après la sanction électo­rale, le troisième tour social ?", interroge la "une" du Monde, daté de dimanche-lundi. Après la lourde défaite d’hier, Nicolas Sarkozy retrouve les dossiers économiques et sociaux mis entre parenthèses pendant la campagne des régionales : réunion des partenaires sociaux aujourd’hui sur la question des chômeurs en fin de droits, journée de grève demain, réforme des retraites à partir du 15 avril, sans oublier le redressement des finances publiques, égrène Le Monde. "Les élections passées, les syndicats mobilisent", titre Le Figaro-économie (page 27) pour annoncer la journée dans la Fonction publique de demain sur les thèmes de l’emploi, du pouvoir d’achat, des conditions de travail et des retraites...

"La défaite complique les réformes", selon La Tribune, pour qui "le second tour des élections régionales met en question le rythme et l’ampleur de l’action gouvernementale". Le quotidien économique (page 2) estime que "le chef de l’Etat procédera rapidement" à un remaniement ministériel "modeste". Il reçoit le Premier ministre dès ce matin pour évoquer ce qui ne pourrait être qu’un "remaniement technique". Une des questions abordées devrait porter sur le sort du ministre du Travail, Xavier Darcos, tête de liste en Aquitaine, qui a obtenu l’un des plus mauvais scores des vingt ministres engagés dans la bataille des régionales, tous battus. Mais il semble difficile de se passer des services du futur pilote de la réforme des retraites. Le Figaro (page 2) suppute que "l’Elysée pourrait être tenté de lui offrir un autre maroquin. Mais, ce serait alors son troisième portefeuille en mois de trois ans, après l’Education et le Travail". Libération (page 3) penche aussi pour un "remaniement minimal", qui pourrait concerner "des secrétariats d’Etat qui n’ont pas trouvé leur place dans le gouvernement". "Le vrai remaniement, celui qui verra le départ de François Fillon, reste programmé pour la fin 2010", affirme Libération.

USA : la réforme de la santé adoptée
"Nous avons prouvé que nous restions un peuple capable de grandes choses", a déclaré cette nuit le président Barack Obama, juste après l’adoption de son projet de réforme du système de santé par la Chambre des représentants, annonce France Inter ce matin. Vous ne retrouverez pas cette information dans vos quotidiens ce matin, en raison de leurs horaires de bouclage. Les représentants ont adopté le texte, déjà approuvé le 24 décembre par le Sénat, par une courte majorité de 219 voix contre 212, soit 3 de plus que les 216 voix nécessaires. La réforme permettra d’étendre la couverture santé à 32 millions d’Américains. L’objectif est de couvrir 95% des moins de 65 ans, rappellent Les Echos (page 10). Elle oblige aussi les particuliers à contracter une assurance privée, à moins de payer une pénalité annuelle.

La réforme fournit également des crédits d’impôts aux petites entreprises pour financer la couverture maladie de leurs salariés, ainsi que des aides aux ménages modestes. En revanche, elle ne crée pas de caisse d’assurance maladie publique. Enfin, les compagnies d’assurances ne pourront pas refuser de couvrir une personne malade. Le bureau du Budget du Congrès a estimé le coût de la réforme à 940 milliards de dollars sur dix ans et indiqué qu’elle permettrait de réduire le déficit fédéral à 138 milliards de dollars sur la même période, précise La Tribune (page 7). Une fois la loi promulguée, le Sénat devra encore adopter quelques modifications pour la rendre davantage conforme aux souhaits des élus de la Chambre des représentants.
John Sutton