croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Travail : le stress des transports

Les entreprises de plus de mille salariés avaient jusqu'au 1er février pour indiquer leurs pratiques en matière de lutte contre le stress au travail, rappelle Le Figaro-économie (page 30). Le ministère du Travail dévoilera cette semaine, via son site Internet, la liste des bons et des mauvais élèves en matière de prévention du stress. Aux Etats-Unis, cette pratique, appelée "name and shame", existe déjà depuis une dizaine d'années.

"Le risque est d'aboutir à des accords vides, pour être dans la catégorie verte des bons élèves", soulève Philippe Douillet, chef du projet Risques psychosociaux de l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact). Il insiste sur la nécessité d'un "accord de méthode, identifiant les causes sur le terrain et définissant la démarche". Sans remettre en cause les fameux questionnaires, Philippe Douillet estime, dans Le Figaro-économie, qu'ils ne sont qu'une pierre dans la construction d'un édifice beaucoup plus vaste. Voire, dans certains cas, un outil permettant aux entreprises de se dédouaner...

Le Parisien/Aujourd'hui évoque en "une" "Le stress du trajet domicile-travail", en s'appuyant sur une étude sur les déplacements en Ile-de-France, qui montre que "les salariés arrivent de plus en plus épuisés au travail". Correspondances, pannes, retards, longs trajets, inconfort lié à l'entassement… tout concourt à fatiguer et à stresser les salariés, selon l'enquête du cabinet d'expertise Technologia, publiée dans Le Parisien/Aujourd'hui (pages 1 à 3). Elle dénonce également l'impact psychologique sur la santé de "l'angoisse" d'arriver à l'heure au "boulot". "Le temps passé dans les transports, en rendant les salariés moins énergiques et moins disponibles, en les exposant à l'opprobre des managers contrôlant la ponctualité et en modifiant leur rapport au travail, est un catalyseur multifactoriel des risques psychosociaux (stress, dépression)", résume le cabinet Technologia.

Retraites : réforme au pas de charge
Selon Le Figaro (page 3) de samedi, se fondant sur "plusieurs sources" non citées, Nicolas Sarkozy souhaite arbitrer la réforme des retraites dès le mois de juin, et faire voter courant juillet, une loi qui combinerait allongement de la cotisation et report de l'âge de la retraite. Le chef de l'Etat devrait dévoiler lundi prochain, lors du sommet social, le calendrier précis et les modalités de la consultation pour la réforme des retraites. Selon La Tribune (page 7), ce planning resserré doit beaucoup aux craintes du gouvernement de voir le dossier traîner jusqu'à la rentrée et son cortège de manifestations. "Si manifestations sociales il y a, la tension sociale aura le temps de retomber avant l'été", estime le quotidien économique.

Boucler le dossier des retraites avant l'été, équivaudrait à faire "une réforme à courte vue et à petits bras", a mis en garde le leader de la CFDT, François Chérèque, hier sur France 3. "Si on bloque tout avant l'été, on n'ira pas sur le fond du problème, c'est-à-dire réduire les inégalités. Pour les réduire, il faut une réforme qui revoit le système entier, ce que l'on n'a pas le temps de voir en trois mois", a-t-il ajouté. "Vouloir régler le dossier des retraites avant juillet n'est pas acceptable", a également estimé le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, hier sur France 5. Pour lui, il y a "deux points essentiels : un problème de financement, que personne ne nie, et un choix de société". FO rejette toute idée de recul de l'âge de la retraite. Cette confédération sera la seule absente de la rencontre intersyndicale, qui se tiendra aujourd'hui au siège de la CGT. A l'ordre du jour : tenter de dégager une position commune sur la réforme des retraites et parler d'une seule voix lors du sommet social du 15 février.
John Sutton