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Tarifs dentaires : un accord avant la présidentielle ?

A compter du 9 mars, la négociation entre les syndicats de dentistes, l'assurance maladie et les complémentaires santé doit s'engager afin d'aboutir à un accord avant la présidentielle. Cependant, préviennent Les Echos (page 3), il est fort possible que cette négociation déçoive.

Le but de cette rencontre est de remédier aux menaces qui planent sur l'accès aux soins d'une grande partie des assurés, explique le quotidien économique. A Paris, par exemple, le tarif d'une couronne dentaire peut atteindre 605 euros. Or, après le remboursement de la Sécurité sociale, qui s'élève à 75,25 euros, et l'intervention des mutuelles, le patient doit actuellement débourser de sa poche 140 euros par prothèse.

Un reste à charge qui pourrait d'ailleurs augmenter dans les années à venir puisque les dépassements d'honoraires progressent de 5% par an. De fait, près des deux-tiers des Français doivent renoncer aux soins dentaires. Selon la Cour des comptes, on compte 45% d'ouvriers non qualifiés avec au moins une dent manquante, contre 29% des cadres.

Et si les dentistes pratiquent des prix si élevés sur leurs prothèses et des dépassements de tarifs sur plus de 70% de leurs honoraires, c'est qu'ils estiment que certains de leurs actes sont insuffisamment rémunérés. "Faute de revalorisation suffisante, plaident-ils, les tarifs des soins conservateurs (détartrage, traitement des caries, dévitalisation…) et chirurgicaux (extraction d'une dent…)" ne leur permettraient plus de gagner leur vie. Par conséquent, "ils se rattrapent" par ailleurs.

Lors de cette négociation, les soins conservateurs et chirurgicaux pourraient par conséquent être revalorisés "à un tarif juste", admet l'assurance maladie. Toutefois, le président de l'Union nationale des organismes d'assurance maladie complémentaire (Unocam), Fabrice Henry, considère qu'une entente sur des "tarifs supportables" sur les soins prothétiques et orthodontiques est indispensable pour les complémentaires comme pour les dentistes. Néanmoins, il semble peu probable de parvenir à un accord d'ici le mois prochain, tant les délais sont courts et la marge de manoeuvre budgétaire réduite…

Faute d'obtenir cet accord, les séances permettront peut-être de négocier d'autres demandes, en particulier "une refonte de la nomenclature tarifaire" jugée obsolète, ou une revalorisation de la consultation, au même niveau que celle des médecins, qui s'élève à 23 euros, "ce qui coûterait un peu plus de 10 millions d'euros à la Sécurité sociale", avancent Les Echos.

Déserts médicaux : la violence aussi en cause
La violence subie par certains professionnels de santé peut être la cause de des déserts médicaux français. Exemples à Pierrefitte (Seine-Saint-Denis), où plusieurs médecins se sont retrouvés face à un revolver.

Les récits évoqués par Libération (page 12) expliquent en partie pourquoi Pierrefitte ou Stains ont perdu 10% de leurs praticiens. Certains, indique le quotidien, "sont partis en zone franche, d'autres dans des endroits plus calmes ou tout simplement à la retraite, mais sans trouver de remplaçants".

Du coup, dans ce département, le nombre de médecins par habitant est trois fois moins important qu'à Paris. Rien d'étonnant par conséquent que certaines maladies que l'on croyait oubliées, comme la tuberculose, fassent leur réapparition, ou que les urgences des hôpitaux regorgent de patients démunis face à ce désert.

Grippe : la malignité du virus
La grippe semble avoir atteint son pic épidémique. Selon la responsable des groupes régionaux d'observation de la maladie, près de 3 millions de personnes ont été atteintes par cette souche H3N2. "C'est un chiffre assez classique, estime la Dre Anne Mosnier dans Le Pa­risien/Aujourd'hui (page 4), mais cette année, plus encore que d'habitude, elle frappe fortement les personnes âgées, notamment dans les maisons de retraite."

Les taux de contamination les plus importants se situent dans le Nord-Pas-de-Calais, le Languedoc-Roussillon et en Provence-Alpes-Côte d'Azur, même si les hôpitaux de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont connu une forte affluence ces derniers jours.

Il faut dire, remarque le quotidien sur la base d'une information transmise par l'agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France aux directeurs des établissements hébergeant des personnes âgées, que "la protection vaccinale vis-à-vis de cette souche n'est pas absolue". En effet, les souches H3N2 ont muté depuis la fabrication du vaccin, ce qui explique que ce dernier est beaucoup moins efficace que prévu.

Frédéric Lavignette