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Tabagisme : la loi moins bien respectée

Près de trois ans après l'interdiction de fumer sur les lieux de travail et deux ans après le bannissement de la cigarette dans les cafés et les restaurants, les non-fumeurs s'inquiètent du retour de la fumée dans les lieux publics, rapporte Le Parisien/Aujourd'hui en France (pages 12 et 13). L'association Droit des non-fumeurs (DNF) affirme même que la loi n'est plus respectée. "On refume au bureau, sur les terrasses, dans les trains... Nous sommes très préoccupés", déclare Gérard Andureau, président de DNF, qui recueille les plaintes et accompagne les victimes du tabagisme passif.

En 2009, 21 % des salariés se plaignent de souffrir de la fumée de cigarettes sur leur lieu de travail, selon un sondage TNS Direct effectué pour l'association DNF. Ils n'étaient que 9% en 2008. Selon Gérard Audureau, dans les entreprises, on compte davantage de fumeurs récalcitrants du côté de la hiérarchie. "Ce sont en général des personnes qui ont des bureaux individuels et qui imposent leur cigarette à leurs visiteurs", constate le président de l'association. Mais il y a aussi les accros à la nicotine qui se lâchent le soir venu, lorsque les bureaux se vident de leurs occupants. "Contrairement à ce que le ministère de la Santé avait promis il y a trois ans, les contrôles sont quasiment inexistants. Nous demandons régulièrement des bilans, mais nous n'avons aucune réponse", dénonce Gérard Andureau, qui incite les victimes du tabagisme passif à porter plainte.

L'absence de contrôles n'explique pas totalement ce retour en force de la fumée de cigarette. L'association met aussi en cause les nouveaux moyens déployés par les cigarettiers pour inciter à fumer, comme la vente de cigarettes sur Internet, ou la distribution de cendriers de plage et de ville.

Grippe A : vaccin pour tout le monde
Hier, lors d'une conférence de presse commune avec le ministre de l'Intérieur, la ministre de la Santé a annoncé le début de la vaccination contre la grippe A pour les adultes non prioritaires ne présentant pas de risque particulier, en commençant par les plus jeunes, rapporte Le Figaro (page 11). La population concernée est évaluée à 40 millions de personnes et l'envoi des bons s'étalera jusqu'à fin janvier, en fonction du rythme de livraison de vaccins et du succès de cette nouvelle vague de la campagne de vaccination, a précisé Roselyne Bachelot.

Quant aux personnels des écoles, collèges et lycées publics et privés, ils pourront se faire vacciner "début janvier", a-t-elle indiqué, note Le Pa­risien/Au­­jourd'hui en France (page 14). A ce jour, environ 3,6 millions de personnes ont été vaccinées.

"Nous avons ouvert la possibilité à des médecins, sous réserve qu'ils soient rattachés à un centre de vaccination et y aient fait au moins une vacation, de vacciner leur patientèle isolée et à mobilité réduite", a expliqué la ministre de la Santé. Les médecins libéraux sont donc désormais autorisés à vacciner leurs patients soignés à domicile ou handicapés, mais aussi ceux qui résident dans les maisons de retraite ou les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Pour les fêtes de fin d'année, les centres de vaccination seront fermés les 25 et 26 décembre et les 1er et 2 janvier.

Selon les chiffres publiés hier par les groupes régionaux d'observation de la grippe (Grog), le cap des 5 millions de Français ayant contracté la grippe A depuis le début de l'épidémie a été franchi cette semaine.
John Sutton