TVA sociale : une rumeur de retour

Lorsque "Nicolas Sarkozy avait sorti du chapeau une TVA sociale, présentée comme l’arme absolue contre le déficit de compétitivité du “made in France”, se souvient Libération (pages 2 et 3), la gauche avait hurlé à l’injustice et le candidat Hollande juré sur-le-champ qu’il lui tordrait le cou". Désormais, la gauche semble être revenue sur ses positions, car, selon le quotidien, "le gouvernement réfléchit à un moyen de réhabiliter cet outil sarkozyste pour améliorer la compétitivité des entreprises".

Le principe de ce dispositif consistait à alléger les charges sociales payées par les entreprises afin d’alléger le coût du travail. Mais comme ces cotisations patronales participent au financement de la Sécu, la perte de recettes pour la Sécu aurait été compensée par une hausse de la TVA.

Selon Libération, "cette maudite TVA est financièrement très tentante" car une hausse de 1 % pourrait immédiatement rapporter 10 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat. Son adoption n’est pour le moment pas actée. Toutefois, remarque un ministre de la majorité, "rien n’est exclu".

Pour Libération, la question de la baisse du coût du travail n’est donc plus "un tabou" pour les socialistes. A ce titre, l’exécutif attend pour début octobre un rapport sur la compétitivité que doit lui remettre Louis Gallois. L’ex-président d’EADS, doit y "faire des propositions afin de redonner des parts de marché, notamment dans l’industrie, aux entreprises françaises".

Par la suite, des rencontres sont envisagées avec les syndicats. Pour le secrétaire confédéral de FO, Pascal Pavageau, "ce rapport sera le cheval de Troie du gouvernement pour imposer sa réforme et préparer les esprits à une probable hausse de la TVA sur certains produits".

Alzheimer : la maladie oubliée ?
"Dans les années qui viennent, des médicaments vont probablement apparaître", confie Charles Duyckaerts, spécialiste de la maladie d’Alzheimer, au Parisien/Aujourd’hui (page 12). En cette journée mondiale de lutte contre cette pathologie dont sont atteints 850 000 Français, un bilan s’impose.

Actuellement, indique le quotidien, un nouveau cas est déclaré toutes les trois minutes. Soit 230 000 nouveaux malades par an. Si 32 000 patients ont moins de 60 ans, 20 % des plus de 80 ans sont touchés. Et de façon générale, les femmes sont plus atteintes que les hommes.

Une fois la maladie d’Alzheimer diagnostiquée, l’espérance de vie est de huit ans et demi. 40 % des malades vivent en institution, les 60 % restants sont pris en charge par la famille. Grâce au plan Alzheimer 2008-2012, les aidants familiaux ont bénéficié d’une certaine reconnaissance, indique Libération (pages 10 et 11). Mais ce n’est pas l’unique avancée de ce plan, observe le quotidien. Ainsi, des "consultations mémoire" se sont multipliées, des maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer (Maia) ont été créées, et la recherche a connu "un coup de pouce" bien nécessaire. Maintenant que ce plan est achevé, que va-t-il se passer surtout en ces temps de rigueur ?, s’interroge Libération.

Une réunion annuelle de suivi du plan de lutte contre la maladie d’Alzheimer se tiendra aujourd’hui à l’Elysée, sous la présidence de François Hollande. Du côté des médecins, on attend de plus amples moyens pour entreprendre des recherches et combler enfin le "désert médical" où "nul n’attend l’arrivée rapide de nouveaux médicaments".

Frédéric Lavignette