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Sortir la maladie de Parkinson de l’oubli

Au lendemain de la Journée mondiale sur la maladie de Parkinson, plusieurs initiatives ont été me­nées en France pour que les autorités de santé se penchent sur cette pathologie. L'une d'elles émane des premiers Etats généraux des personnes touchées, qui sont tenus à la Maison de la Mutualité, à Paris.

Comme le rapporte Libération (pages 18 et 19), un plan en quatre points a été élaboré : sortir la maladie de l'ombre, puis "soigner efficacement et mettre fin aux inégalités par la coordination des soins sur l'ensemble du territoire". Et enfin, développer la recherche "qui piétine, faute d'intérêts des pouvoirs publics".

En France, rappelle le quotidien, cette affection est loin d'être marginale. Elle touche, en effet, 150.000 personnes, avec 10.000 nouveaux cas par an. "Classée dans les maladies dégénératives, elle se caractérise biologiquement, par un déficit de dopamine. Ce qui provoque des troubles neurologiques en pagaille, qui s'aggravent d'année en année."

Il ne faudrait pas croire qu'il s'agit d'une "maladie de vieux". Près de 40% des cas concernent des personnes de moins de 60 ans. Il est rare qu'on puisse en guérir totalement. Au mieux, on parvient à ralentir son évolution. Il existe notamment "un traitement neurochirurgical, qui consiste à implanter une électrode dans chaque hémisphère cérébral, puis à les connecter à un neurostimulateur générateur d'impulsions électriques", observe Libération. Très délicate, cette technique ne concerne que moins de 10% des patients, en particulier les plus jeunes.

La maladie de Parkinson ne connaît pas non plus de limites géographiques. "Selon une étude de l'assurance maladie, la prévalence est beaucoup plus élevée dans les départements du Rhône, des Bouches-du-Rhône et à Paris." Dans certains départements "à forte ruralité", elle est également très présente. C'est le cas notamment de la Haute-Vienne, de l'Yonne, des Ardennes et de la Somme où les pesticides sont fréquemment utilisés.

Pour le président de l'association France Parkinson, il est un chiffre qui "symbolise combien la prise en charge globale est fortement déficiente en France". Selon Bruno Favier, "l'âge moyen du diagnostic est 60 ans. Et l'âge moyen où le patient bénéficie du statut de l'ALD est de 74 ans. Pourquoi ce décalage ? C'est invraisemblable".

De moins en moins de médecins libéraux
Selon les Atlas régionaux de la démographie médicale que doit rendre publics le Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom), les deux tiers des nouveaux médecins sont salariés. Le Figaro (page 15) en conclut que "les praticiens libéraux sont une espèce en voie de disparition". Dans les années 1980, rappelle le quotidien, plus d'un médecin sur deux inscrit à l'Ordre travaillait exclusivement en cabinet privé. Aujourd'hui, les jeunes praticiens semblent privilégier d'autres types de carrières puisqu'"à l'échelle nationale, seulement un sur dix s'inscrit en libéral".

Réforme des retraites : premières tensions
Dès le premier jour des consultations, la réforme des retraites rencontre plusieurs points de blocage. Ainsi, le calendrier présenté hier par le ministre du Travail aux partenaires sociaux pose problème, explique La Tribune (page 5). "Les syndicats craignent une réforme expéditive", titre le quotidien. Car "une fois de plus, c'est au coeur de l'été, et des vacances, que le gouvernement examinera, en Conseil des ministres, la copie", ajoute Le Parisien/Aujourd'hui (page 10). De son côté, le gouvernement a d'ores et déjà annoncé la couleur, préviennent Les Echos (page 2) : il exclut d'emblée toute hausse importante des prélèvements.
Frédéric Lavignette