Sommet social : les dates de la réforme des retraites

Lors du sommet social qui s'est tenu hier à l'Elysée, en présence de tous les partenaires sociaux, les échéances de l'agenda social 2010 ont été précisées par le président de la République. Plusieurs moments clés ont été fixés, indiquent Les Echos (page 2). Le premier est celui de la concertation sur les chômeurs en fin de droits, qui doit se tenir jusqu'au 19 février. Fin mars, un projet de loi sur le dialogue social dans les très petites entreprises (TPE) devrait être élaboré.

Du début avril à fin août, débuteront les concertations sur la pénibilité au travail et sur la réforme des retraites. Elles devraient aboutir début septembre à la présentation d'un projet de loi. Sur ce sujet, le chef de l'Etat a tenu à rassurer les syndicats "tout en restant déterminé", souligne Le Parisien/Aujourd'hui (page 9). Face à leur inquiétude, il a indiqué vouloir un débat "qui ne s'enlise pas, qui ne s'éternise pas, mais qui prendra le temps qu'il faut", rapporte La Tribune (page 4).

Selon le quotidien économique, tout sera mis en œuvre pour que les discussions ne débordent au-delà de septembre afin "d'éviter que les syndicats n'aient le temps de remobiliser à la rentrée". La plupart d'entre eux sont d'ailleurs disposés à manifester, dès le 23 mars, "pour peser sur les choix du gouvernement", annoncent Les Echos.

Même si le gouvernement n'a pas dévoilé ses intentions sur le fond, comme le signale Le Parisien/Aujourd'hui, les partenaires sociaux voient d'un très mauvais œil que les deux pistes privilégiées par l'exécutif pour la réforme des retraites soient "le recul de l'âge légal de départ en retraite et/ou l'allongement de la durée d'activité".

Taxe sur les mutuelles : le démenti du ministère du Budget
Le ministère du Budget a démenti hier l'information parue dans Le Journal du dimanche selon laquelle une nouvelle taxe serait instaurée pour les complémentaires, indiquent Les Echos (page 29). Son principe consisterait à faire intervenir les complémentaires lorsque les dépenses de santé dépasseraient l'objectif fixé par le Parlement (Ondam), explique le quotidien.

Dans ce cas, "ce seraient les mutuelles, les institutions de prévoyance et les assureurs santé privés qui financeraient la différence".La Mutualité Française, comme la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) et le Centre technique des institutions de prévoyance (Ctip) indiquent "ne pas avoir connaissance de cette taxe", poursuit le quotidien économique. Pour Thierry Beaudet, président de la Mutuelle générale de l'Edu­cation nationale (MGEN), une telle taxe relève de "l'inconcevable".

Internet : une pharmacie sans ordonnance
Selon une enquête européenne réalisée par le laboratoire Pfizer, 14% des Français achètent des médicaments sur Internet. Pour la plupart, ces produits sont délivrés sur ordonnance, mais "les internautes les acquièrent sans justificatif médical", précise Le Parisien/Au­jourd'hui (page 10).

En tête des produits les plus sollicités sur le Web par les 7 millions de nos concitoyens figurent "le Viagra®, utilisé contre les dysfonctionnements érectiles, le Xenical® pour perdre du poids mais aussi le Tamiflu® contre la grippe". Pour 32% des personnes interrogées, le prix serait le principal motif de leur achat en ligne. En revanche, "près de 27% des sondés veulent un médicament qu'aucun praticien ne leur aurait prescrit".
Frédéric Lavignete