Simplifier les essais de nouveaux médicaments en France

Le gouvernement a signé vendredi un contrat avec les représentants des entreprises de la recherche clinique et épidémiologique (AFCros), qui vise à simplifier les essais de nouveaux médicaments en France. Son principal but : y rapatrier la recherche clinique.

Depuis 2007, rappellent en effet Les Echos (page 4), notre pays a vu le nombre de ses essais de nouveaux médicaments se réduire de 17%, au profit des pays émergents ou de l'Europe du Nord et du Royaume-Uni, où les coûts sont plus avantageux ou les délais plus courts. De fait, "la France est passée en trois ans du 2e au 5e rang pour la part de sa population incluse dans les essais", note le quotidien.

Les lourdeurs administratives sont en partie responsables de la lenteur de ces essais cliniques, surtout au moment de leur démarrage, rappelait vendredi la ministre de la Santé. Aussi, Marisol Touraine a-t-elle annoncé vouloir "mettre en place une convention unique entre l'industrie et les établissements hospitaliers, afin d'accélérer la signature entre les diverses parties prenantes et d'inclure les patients dans les essais". Cette convention pourrait permettre de doubler les essais cliniques en France, portant ainsi de 30 à 60% la part des essais européens proposés sur le territoire par les laboratoires pharmaceutiques.

Cette volonté ministérielle satisfait pleinement l'AFCros, d'autant que les mesures envisagées sont "non-coûteuses" et vont "à coup sûr rapatrier la recherche en Europe et faciliter ainsi leur contrôle et l'efficacité des médicaments". Ce retour de la recherche, estime son président Denis Comet, permettra également de créer 2.000 à 5.000 emplois très qualifiés d'ici à trois ans.

Près de 44 mesures figurent dans le contrat dévoilé par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Outre un renforcement de la lutte contre la contrefaçon, une facilitation des partenariats public-privé y est par exemple annoncée tout comme un encouragement à la production des médicaments biologiques. Le plan prévoit aussi de "développer l'automédication, notamment en autorisant la vente sans ordonnance de certains médicaments aujourd'hui délivrés seulement sur prescription", ajoutent Les Echos.

Au Leem, on se félicite de ces annonces, poursuit le quotidien. Les représentants de l'industrie pharmaceutique émettent toutefois quelques réserves : ils redoutent notamment qu'elles soient "demain démenties par des mesures de régulation brutales", ou que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2014 ne leur impose de nouvelles baisses de prix des médicaments.

Alcool et cannabis, le cocktail détonant chez les jeunes
L'alcool et les drogues séduisent de plus en plus de jeunes adeptes. Ainsi, 66,7% des jeunes âgés de 18 à 25 ans se déclarent buveurs en 2013, alors qu'ils étaient 59,7% en 2011, indique un baromètre sur la santé des étudiants réalisé sur un échantillon de 6.134 personnes de cette tranche d'âge et publié par Emevia. Un point positif est tout de même à noter, relève Le Figaro (page 8) : "Les étudiants sont un peu moins nombreux à boire de manière excessive (20,3% de buveurs excessifs en 2013 contre 23,8% en 2011)."

Pour ce qui est du cannabis, le nombre de consommateurs occasionnels est aussi en hausse : 18,4% en 2013, contre 15,2% en 2011, déclarent en avoir fumé. Les consommateurs réguliers, eux, sont passés de 2% à 3%.

Côté tabac, la situation est plus rassurante : la proportion de jeunes qui n'ont jamais fumé a augmenté de 7% depuis 2011, passant ainsi à 70%. Celle des fumeurs occasionnels a également baissé, cette fois de 6,6%, atteignant 12,6% en 2013. En revanche, les étudiants qui fument régulièrement sont légèrement plus nombreux : + 0,7%, soit 14,2% en 2013.
Frédéric Lavignette