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Sevrage tabagique : et si vous vous faisiez aider ?

Priorité santé mutualiste propose un service personnalisé d’aide à l’arrêt du tabac. Pendant une durée de deux mois, les candidats au sevrage tabagique ont des rendez-vous réguliers avec un tabacologue afin de les encourager, de leur donner des conseils pratiques et leur apporter un soutien. Pour en bénéficier, il suffit d’appeler Priorité santé mutualiste au 39 35. Témoignage.

Avec une moyenne de trois à cinq cigarettes par jour, Bruno ne se considérait pas comme un gros fumeur. Cet informaticien de 31 ans a commencé à fumer il y a quelques années, lorsqu’il était à l’université. "J’avais démarré fort : à l’époque je pouvais fumer plus d’un paquet par jour ! Mais j’ai rapidement diminué ma consommation lorsque j’ai commencé à travailler, pour arriver à un paquet par semaine."

Depuis, Bruno a fait plusieurs tentatives pour arrêter de fumer, sans succès. "Malgré ma faible consommation, je me suis rapidement rendu compte que j’avais besoin d’une aide pour écraser ma dernière cigarette, confie-t-il. J’ai appris l’existence de Priorité santé mutualiste et j’ai décidé d’appeler."

Le programme d’accompagnement au sevrage tabagique de Priorité santé mutualiste est accessible à tous les adhérents mutualistes au 39 35 (prix d’un appel local). Le premier entretien se déroule avec un médecin de la plateforme téléphonique. Ce professionnel de santé garantit la confidentialité des informations que vous lui donnez. Votre anonymat est préservé : aucune information ne sera transmise à votre mutuelle.

Pour bénéficier de l’aide au sevrage tabagique, il faut ensuite donner son accord par écrit, en répondant au courrier qui vous est envoyé par Priorité santé mutualiste. Après cela, un conseiller vous rappellera pour fixer le premier rendez-vous téléphonique avec le tabacologue. Ce service est ouvert du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures. Les entretiens durent généralement de 15 à 20 minutes. Les appels sont entièrement pris en charge par la plateforme téléphonique.

"Difficile de refuser la pause cigarette entre collègues"
Le premier entretien permet de faire le point sur votre motivation pour arrêter de fumer. Le médecin recueille également des informations pour mieux vous aider : habitudes de consommation, précédentes tentatives, environnement professionnel, etc. A l’issue de chaque rendez-vous, un compte-rendu vous est adressé par email ou par courrier. Ce document vous indique les prochaines phases du programme.

"La première étape m’a fait prendre conscience de ma dépendance, explique Bruno. Contrairement à ce que je pensais, on est dépendant à partir d’une cigarette par jour. Je me suis rendu compte que mon addiction était plus sociale que physique : je pouvais me passer de fumer une journée entière sans ressentir de manque. Par contre, j’avais du mal à refuser"

Le tabacologue a ensuite proposé plusieurs stratégies, en tenant compte du mode de vie de Bruno. "On s’est mis d’accord pour tenter un arrêt progressif, poursuit le jeune homme. D’abord, je devais arrêter de fumer uniquement la journée. Pour pouvoir continuer à faire des pauses avec mes collègues, le médecin m’a conseillé de sucer une pastille à la nicotine pendant ces moments-là. Il fallait remplacer le rituel de la cigarette par un autre. Et malgré une ou deux rechutes la première semaine, cela a plutôt bien marché."

Se fixer une date pour un arrêt total
Une fois cette nouvelle habitude prise, il a fallu déterminer une date pour un arrêt total. "Le tabacologue m’a laissé choisir, raconte Bruno. J’ai décidé d’arrêter totalement un mois pile après le début du programme. Mais si j’arrivais à bien tenir la journée, j’avoue avoir craqué un soir" Se sentant "un peu penaud", pour reprendre son expression, notre futur ex-fumeur rappelle son tabacologue.

"On a alors décidé de procéder autrement : il m’a demandé de refuser une cigarette de temps en temps lors des soirées et d’analyser mes réactions. Plus que la cigarette en elle-même, je me suis rendu compte que c’est le moment de détente et de convivialité qui me manquait. J’ai pris l’initiative d’utiliser la même méthode des bonbons à la nicotine. Aujourd’hui, il me reste encore un ou deux rendez-vous. Et je n’ai pas craqué !", se félicite Bruno.

Il aura finalement fallu deux mois à Bruno pour éteindre sa dernière cigarette. Un délai qui peut varier en fonction de la consommation et de la personnalité de chacun. Et vous ? Vous arrêtez quand ?

Philippe Rémond