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Seuls 30 % des Français sont satisfaits de leur travail d’après une enquête de Radio France/Le Monde

Durant six mois, Radio France a recueilli les avis de plus de 5.000 auditeurs sur leur rapport au travail. "Arrêter la course à la rentabilité, permettre de travailler mieux et tous" : les ouvriers et les employés se plaignent d’une dégradation de leurs conditions de travail mais aussi d’une rémunération et d’une reconnaissance insuffisantes, in­dique Le Monde-économie (pages 1, 3 et 4), partenaire de l’enquête "Quel travail voulons-nous ?".

Fait nouveau, les cadres, les chefs d’entreprise, les travailleurs indépendants et les professions intellectuelles témoignent également de leur insatisfaction vis-à-vis du travail. L’impact de l’organisation sur les conditions de travail est clairement désigné par les personnes interrogées.

Seulement 30% des Français estiment qu’au travail, les choses vont bien : 5% trouvent que "c’est formidable" et 25% que "ça va". En revanche, 70% disent le contraire : "Je suis fatigué" (27%), "c’est tellement dur que j’ai envie de partir" (13%). Quelque 43% des personnes interrogées déclarent vouloir changer d’emploi. Enfin, 30% ne sont pas contentes d’aller au travail le matin.

Dans cette étude, "le travail arrive en troisième position après la famille et le loisir, comme s’il n’était plus capable de satisfaire les immenses attentes que la population continue de placer en lui", souligne Dominique Méda, sociologue au Centre d’études de l’emploi et membre du comité scientifique de cette enquête. Les attentes des salariés en termes d’épanouissement et de réalisation de soi, sont extrêmement fortes.

"Ne plus pouvoir bien faire son travail, être déchiré entre les injonctions contradictoires, devoir bafouer son éthique et son métier pour répondre aux prescriptions et aux critères d’évaluation, qui sont désormais omniprésents, voilà ce qui altère gravement, et en son cœur même, le rapport au travail", explique Dominique Méda. Trouver de nouvelles manières d’articuler temps et qualité du travail apparaît désormais comme la priorité.

Lutter contre le harcèlement à l’école
Le ministère de l’Education nationale lance aujourd’hui une campagne de lutte contre le harcèlement entre élèves, annonce Le Parisien/Aujourd’hui (pages 1 à 3). Ce phénomène concerne un collégien sur dix en France. Il peut aller du vol de goûter ou des moqueries jusqu’aux insultes, brimades et menaces, voire aux coups, au racket ou aux violences sexuelles.

Pour lutter contre ce fléau, le minis­tère a sorti les grands moyens de communication : trois vidéos d’environ deux minutes sur des sites comme Dailymotion ou YouTube, des spots TV diffusés sur les chaînes de France Télévisions, un site Internet dédié (agircontreleharcelementalecole.gouv.fr), une page sur Facebook et un numéro vert.

Tournés avec de jeunes comédiens non professionnels, les trois films mettent chacun l’accent sur des formes différentes de harcèlement : insultes, claques, mises à l’écart pour l’un, moqueries sur le physique et "cyberharcèlement" via des smartphones pour un autre, harcèlement sexuel et diffusion de rumeurs infondées pour le dernier.

Tous ont le même message : "Le harcèlement à l’école peut avoir des conséquences sérieuses : perte de confiance, troubles psychologiques, dépression, conduites suicidaires." Le Parisien/Au­jourd’hui (page 3) publie le témoignage de Laura, 12 ans, qui a subi pendant quatre mois les attaques d’un groupe de cinq garçons en 6e : "Ils ont commencé à m’embêter sur ma taille. Ils m’insultaient sans arrêt et me donnaient parfois des coups de pied. Je revenais avec des bleus…"
John Sutton